La malle aux trésors

Ma Léonie, mon bébé,

Vous trouverez dans cette capsule tout un tas d’affaires qui ont été regroupées par vos ancêtres au cours des siècles.

Voici le livret militaire de Vincent Halary, vous pourrez voir que lorsqu’il était  militaire il a été jusqu’en Italie.

Le maillet a appartenu à Alfred Royer, il l’utilisait pour tailler les pierres qu’il devait travailler. Il a peut-être été utilisé lors de la construction du monument aux morts de Burey-en-Vaux  en 1919.

Les ciseaux étaient la propriété d’Ambroise Souëf qui était Tailleur d’habits.

Les sabots sont ceux que portait Léonard Jouanetaud l’un de vos ancêtres maçon creusois.

Le hublot vient de la péniche de vos arrières-grands-parents Aufils, imaginez les paysages défilant au rythme du bateau.

Le peigne était utilisé par Ernest Péchenet lorsqu’il coupait les cheveux de ses clients.

Elodie Lardennois utilisait ces aiguilles dans son travail  de couture.

Le compas a été utilisé par Henri Volondat lorsqu’il reconstruit le pont de Vesle pour la deuxième fois après la seconde guerre mondiale.

La truelle était utilisée par Léon-Mathurin Bourrat un autre maçon creusois.

La bouteille de cidre fait partie de celles que vendait Julien Chauvel, bien entendu elle est vide.

Le moulin à café était utilisé tous les jours par  Paulette Aubry pour préparer le café sur le bateau.

Le chapeau est l’un des dernier qui a été fabriqué par David Leroy.

François Anché utilisait quotidiennement la hache dans son métier de bûcheron, je l’imagine sortir de Ville-en-Selve pour aller en forêt.

Le tablier a été porté par Pauline Garnier dans ses tâches quotidiennes. S’occuper de ses neuf enfants ne devait pas être évident tous les jours.

J’ai un faible pour la casquette. Elle a appartenu à Daniel Royer, mon grand-père, je le vois encore la porter tous les jours pour aller au jardin.

Ces vieux fers ont appartenu à Alexis Soille, elle s’en servait pour repasser les affaires de ses clients.

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Voilà je vous laisse fouiller dans cette malle aux trésors et faire de belles découvertes.

Où est décédé Jean-Baptiste Garnier ?

Wanted_GarnierJBJean-Baptiste est mon sosa n° 52. Je n’arrive pas à savoir où il est mort. J’ai déjà passé pas mal de temps à explorer les tables des lieux où je sais qu’il a habité. C’est d’ailleurs comme cela que je suis tombée sur l’acte de décès de son frère François mort au bagne en Guyane en 1859.

Il est né à Lamarche (Vosges) le 8 prairial an XIII et s’est marié, contre l’avis de sa mère, avec Antoinette Viard à Uruffe (Meurthe-et-Moselle) le 29 octobre 1834. Les trois enfants que je lui connais pour le moment sont nés à Uruffe. Il vivait encore à Uruffe lors du mariage de son fils Isidore en 1875.

Extrait du mariage d'Isidore Garnier et de Catherine Boussel à Vaucouleurs (55)

Extrait du mariage d’Isidore Garnier et de Catherine Boussel à Vaucouleurs (55) le 26 janvier 1875

A moins qu’il ne soit décédé centenaire je ne comprends pas pourquoi je ne trouve pas son décès à Uruffe, ni même à Vaucouleurs (au cas où j’avais vérifié). Je sais que nous sommes tous dans le même cas quand je le cherche sur Geneanet, personne n’a sa date de décès.

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Lieux où a vécu Jean-Baptiste GARNIER

Les poilus de Warmeriville

En ce mois de novembre, nombreux sont les généalogistes qui commémorent les poilus de leur famille ou ceux de leur commune.noms_monument

J’ai choisi de vous parler de la seconde catégorie. Il y a près d’un an maintenant, en décembre 2013, je me suis décidée à participer à l’indexation collaborative sur le site Mémoire des hommes. J’ai commencé doucement en prenant des noms dans ma généalogie, puis voyant que certains indexaient les morts pour la France de leur commune, je me suis décidée à faire de même.

Me voilà donc partie un dimanche matin ensoleillée pendant la sieste de ma fille pour prendre des photos du monument aux morts.

De l’indexation au blog

Et puis j’ai trouvé que l’indexation ne me suffisait pas, j’ai voulu en savoir plus sur ces poilus qui sont un peu devenus MES poilus. C’est pourquoi j’ai créée un second blog Warmeriville1418 qui leur est dédié. J’espère à terme pouvoir rédiger pour chacun d’entre eux une petite biographie. J’ai déjà deux autres personnes qui ont eu la gentillesse de rédiger des billets pour ce blog sur des poilus qu’ils connaissaient bien. J’espère que d’autres pourront effectuer cette démarche.

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Pour le moment je n’ai que des poilus morts pour la France sur ce blog, mais j’espère trouver des noms et des informations sur ceux qui sont revenus.

Du blog à l’exposition

Au printemps, j’ai été contactée par la mairie du village qui préparait une exposition sur le village pendant la première guerre mondiale et qui m’a demandé de participer à l’élaboration de celle-ci. J’ai donc accéléré mes recherches sur les poilus en laissant temporairement de côté l’indexation. Cette exposition sera inauguré officiellement ce 11 novembre.

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Après l’exposition

Maintenant que l’exposition ne me prends plus tout mon temps de recherche, je vais pouvoir reprendre l’indexation et avancer dans la rédaction des biographies.J’ai croisé plusieurs poilus non mentionnés sur le monument aux morts, je vais donc faire des recherches plus poussées et si il s’avère que ces malheureux ne sont sur aucun autre monument, je vais demander à  la mairie si elle peut faire le nécessaire.

En parallèle de ce travail, j’ai créé  un arbre généalogique pour retracer les familles des poilus et aussi pour les indexer dans le projet de Geneanet.cim_alld

De plus j’ai également commencé en participer à l’opération Sauvons nos tombes », toujours projet de Geneanet en photographiant les tombes du cimetière allemand du village.

Enfin j’ai découvert que dans le cimetière communal, plusieurs poilus qui ne sont pas du village y ont été enterrés. J’ai donc envie d’effectuer des recherches sur eux.

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