X comme Mariage

AZ2017_X

Dix ans après le drame Eugène se marie à Uruffe le trente-et-un décembre mil huit cent soixante huit avec Marie Clémence Gary. Ce mariage se fait en présence de son oncle Jean-Baptiste Alexandre, seule trace de sa présence auprès des enfants de son frère. Eugène deviendra journalier et aura plusieurs enfants Joséphine en 1862, Théodore en 1873, Marie en 1878. Vers la fin de leur vie ils vont accueillir des pensionnaires. Eugène décédera à Uruffe entre 1901 et 1906. Son fils Théodore aura trois fils dont des jumeaux Jean et Robert nés en 1900 à Paris.

W comme Wanted

AZ2017_W

Je perds complètement la trace de trois des filles. Léonie, Julie et Marie-Eloïse. Malgré de nombreuses recherches dans les tables décennales, les recensements et divers sites aucune trace d’un mariage ou d’un décès pour celles-ci. Que sont-elles devenues ? Ont-elles été placées dans des familles, sont-elles pour certaines entrées en religion ?

Les mêmes questions se posent pour Mansui Victor, seul fils dont je perds totalement la trâce après sa naissance.

Si par hasard, vous avez croisé l’un d’entre eux, toute information est la bienvenue.

V comme Vie d’orphelin

AZ2017_V

Lorsque François Garnier est condamné en mil huit cinquante-huit ses enfants sont pour la plupart mineurs.

Eugène a 25 ans, Léonie 21 ans, Marie-Pélagie 19 ans, Mansui Victor 18 ans, Dominique 15 ans, Julie 12 ans, Marie-Eloise 10 ans, François Théodore 8 ans et Charles 4 ans. Jean-Baptiste décède juste avant la condamnation.

Que sont-ils devenus ? Combien vivaient encore avec lui quand ces évènements sont arrivés ? Sur lesquels de ses pauvres enfants passaient-ils sa colère ? Pour beaucoup je perds leurs trace pendant plusieurs années à ce moment-là. Difficile de savoir ce qu’ils sont tous devenus.

U comme Ultime destination

AZ2017_U

François Garnier fut envoyé au bagne de L’ilet-de-la-Mer en Guyane. Ce pénitencier fut ouvert en mil huit cent cinquante-deux, c’est l’un des premiers en Guyane. Au fur et à mesure des années s’y sont succedés des prisonniers politiques, des condamnés aux travaux forcés, des récidivistes, des invalides puis des « travaux légers » venus des autres bagnes. Une quinzaine de bâtiments pouvait accueillir 600 détenus. Vingt ans après son ouverture, une épidémie de fièvre jaune a frappé l’ilet ce qui a obligé la colonie pénitentiaire à le quitter. Actuellement les ruines des bâtiments encore visibles datent du bagne.

Bagne_iletmere

Plan du Bagne de l’Ilet la mère (source Bagnedeguyane)

T comme Travaux forcés

AZ2017_T

L’accusé Garnier est ainsi déclaré coupable par le jury d’avoir porté avec préméditation à François Redoux des coups ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il est condamné à quinze années de travaux forcés. Garnier est désespéré en entendant la sentence.

Suite à cette condamnation, François Garnier ne se pourvoira pas en cassation et sera envoyé au bagne de Toulon tout d’abord, puis en Guyane où il décède le vingt-huit octobre mil huit cent cinquante-neuf.

Garnier est un récidiviste déjà condamné en mil-huit cent trente-sept pour outrage envers un gradé et en mil huit cent cinquante pour des coups volontaires.

doss_bagne

Extrait du dossier de bagnarde de François Garnier