Challenge AZ : bilan final

Voilà c’est fini, mais en même temps c’est un début. J’ai en effet créé ce blog pour suivre ce challenge mais je vais le continuer malgré la fin de celui-ci.

Ce challenge m’a permis de me replonger dans ma généalogie et d’élargir à celle de mon conjoint. Je suis donc repartie en pleine recherches. Les thèmes abordés lors du challenge m’ont fait me poser plein de questions auxquelles j’ai envie de répondre maintenant. Je vais remonter mes manches et essayer de trouver ces réponses  sur mes ancêtres militaires, développer la branche de mon conjoint, tout classer et organiser pour m’y retrouver! Je ne manque pas de projets de ce côté.

En plus ce challenge m’a permis de découvrir plein de blogs généalogiques très intéressant que je vais continuer de suivre.

Je continuerais donc à alimenter ce blog mais mes billets ne seront pas dédiés qu’à la généalogie, vous pourrez y trouver différents thèmes : lectures, voyages, peintures, scrapbooking, au grès de mes envies.

Z comme Zoe

Le prénom

Un prénom est selon le dictionnaire : un  « nom ajouté au patronyme pour individualiser chaque personne ».

Jusqu’en 1966, une loi de germinal an XI obligeait les parents à choisir le prénom de leur enfant dans divers calendriers ou parmi les personnages de l’histoire antique. Après 1966, on autorise tout prénom dont l’usage est consacré, notamment par l’évolution des mœurs. La dernière évolution de la législation en la matière date de 1993. En France l’article 57 du Code civil (loi no 93-22 du 8 janvier 1993) dispose que « tout prénom inscrit dans l’acte de naissance peut être choisi comme prénom usuel. » D’autre part la jurisprudence de la Cour de cassation (Première Chambre civile, arrêt du 4 avril 1991) énonce que « rien ne s’oppose à ce que soit utilisé, en tant que prénom usuel, l’un quelconque des prénoms figurant sur les registres de l’état civil » et qu’« un tel usage s’impose aux tiers comme aux autorités publiques ».

Le prénom est très important dans la plupart des cultures dites occidentales. Il permet de se reconnaître comme entité à part entière et de distinguer la parenté de la hiérarchie. Dans la plupart des langues indo-européennes, le prénom précède le nom de famille dans la manière de désigner les personnes.

À sa naissance (et/ou à son baptême), généralement, chaque personne se voit attribuer un ou plusieurs prénoms, dont un seul (qui peut être double) sera utilisé par la suite : le prénom usuel.  Le prénom usuel est le prénom par lequel une personne choisit de se faire appeler dans la vie courante, parmi l’ensemble de ceux qui lui ont été donnés à sa naissance et qui sont inscrits à l’état civil.

Le prénom, dans la numérologie et l’étymologie populaire, est vu par certains mouvements spiritualistes comme un moyen de connaître la personnalité affective de l’individu, qui serait « formé » à partir de son prénom ou influencé par sa consonance.

Source : Jean-Pierre Gutton, Établir l’identité : l’identification des Français du Moyen Âge à nos jours, PUL, mai 2010.

D’un point de vue plus personnel

Comme tous futurs parents est venu à un moment la question : comment prénommer notre enfant ? Un vrai casse tête !

Pour une fille j’avoue que cela a été plus simple car j’ai une idée depuis que j’ai environ 15ans. Sur ce coup je peux dire merci à la généalogie car c’est en faisant mon arbre que je l’ai trouvé. Reste à savoir s’il ne va pas revenir à la mode justement cette année. J’ai donc passé un temps fou à me promener sur les différents sites qui proposent des prénoms. J’ai même déjà trouvé les statistiques pour le 2013 :

  1. Emma
  2. Lola
  3. Chloé
  4. Inès
  5.  Léa
  6. Jade
  7. Manon
  8. Louise
  9. Zoé
  10. Lilou
  11. Léna
  12.  Sarah
  13. Camille
  14. Maëlys
  15. Lina
  16. Eva
  17. Louna
  18. Clara
  19. Alice
  20. Romane.

Pour un garçon c’était nettement moins évident. J’ai toujours eu du mal avec les prénoms de garçons ne me demandez pas pourquoi. Voici les projections 2013 :

  1. Nathan
  2. Lucas
  3. Léo
  4. Enzo
  5. Louis
  6. Gabriel
  7. Jules
  8. Timéo
  9. Hugo
  10. Arthur
  11. Ethan
  12. Raphaël
  13. Maël
  14. Tom
  15. Noah
  16. Mathis
  17. Théo
  18. Adam
  19. Nolan
  20. Clément

Heureusement pour nous aucun des prénoms que nous avons choisi ne se trouve dans ces listes. Mais personne ne sait vraiment ce que cela va donner dans la réalité. On essaye de faire au mieux, mais on va peut être tomber pile dans la mode et ils seront 5 dans la classe à porter le même prénom.

Ce qui est amusant c’est que dans les deux listes se trouvent des prénoms qui ont été portés dans ma famille :

  • Léa mon arrière-grand-mère du côté paternel était née en 1898
  • Louis mon arrière-grand-père maternel était né en 1858. Mais j’ai un Louis à presque toutes les générations jusqu’aux environs de 1690.

Une chose est sure en tout cas, je saurais moi que ma fille ne porte pas un prénom dû à un effet de mode, mais à son histoire familiale et rien que pour cela elle sera unique.

Statistiques des prénoms 2012 (prenoms.com)

Statistiques des prénoms 2012 (prenoms.com)

Y comme Y a des actes qui ont disparu

C’est à se demander si ils ne font pas tout pour empêcher les généalogistes de chercher en rond!

Grâce aux recommandations de la CNIL d’avril 2012 qui reportent à 120 ans la consultation  sur Internet ( Délibération n° 2012-113 du 12 avril 2012 portant autorisation unique de traitements de données à caractère personnel contenues dans des informations publiques aux fins de communication et de publication par les services d’archives publiques (décision d’autorisation unique AU-029), j’ai récemment eu une mauvaise expérience avec les archives départementales de l’Aisne qui indiquent sur leur site :

Note d’information :

Les délais de communicabilité sur notre site internet des registres d’état civil et des tables décennales ont été allongés à 120 ans en application de la délibération n°2012-113 de la CNIL en date du 12 avril 2012 relative au traitement de données à caractère personnel contenues dans des informations publiques aux fins de communication et de publication par les services d’archives publiques.

Désormais les actes postérieurs à 1892 ne sont plus accessibles sur notre site. Leur consultation est toutefois possible en salle de lecture des Archives départementales.

Imaginez donc ma frustration de savoir que l’acte que je cherche était disponible il y a un an sur ce même site!

On a l’impression de revenir des années en arrière quand il fallait encore se déplacer aux archives pour pouvoir les consulter. C’est vrai que c’est intéressant mais quand on ne vit pas dans le même département ce n’est quand même pas pratique.

Et la commission européenne qui veut élargir l’anonymisation à de très nombreuses archives (cf mon billet Anonymisation et généalogie) on a vraiment l’impression que l’on essaye de mettre des bâtons dans les roues des généalogistes.

X comme Xerantheme

Xéranthème : Plante appartenant à la famille des Astéracées et au genre Xeranthemum.

Ce n’est pas de cette plante en particulier que je veux vous parler mais plutôt des plantes et du métier de maraicher-horticulteur, c’était le métier de mon grand-père Pierre Royer dont je vous ai déjà parlé.

Que de souvenirs d’heures passées dans ce jardin merveilleux de près d’un hectare, la cerisaie comme nous avons l’habitude de l’appeler dans ma famille.

En fonction des périodes de l’année j’ai le souvenir de champs d’œillets de poètes, de glaïeuls, de chrysanthèmes. Que de souvenirs à aider à dépoter les fleurs, surtout sans casser les petits pots noirs en plastiques destinés à être réutilisés, pour pouvoir les replanter en pleine terre.

Combien de temps passé à aller récolter, radis (mon péché mignon!) haricots, carottes, salades, petits pois, asperges. Ensuite, nous aidions à préparer les conserves (surtout de haricots) ou les bocaux de cornichons, cela permettait à tout le monde d’en avoir pour tout l’hiver.

Combien de fois avons nous attendu avec impatience l’arrivée des framboises et des mirabelles pour nous régaler à la belle saison?

Combien de fois avons-nous oublié la tortue Caroline (je sais très original lol) dehors et combien de fois l’avons-nous retrouvée dans les fraisiers. Ben oui c’était une tortue de luxe qui préférait les fraises à la salade.

Combien de fois sommes-nous descendus en faisant la course pour aller allumer ou éteindre les tourniquets ?

A combien de cache-cache avons-nous joué sous le chartil, à entrer par une porte du vieux Tube Citroën et à sortir par l’autre en passant entre les cagettes, et à nous faire houspiller par pépère qui était en train de préparer le marché du lendemain.

J’ai hérité de ces moments passés le goût pour les légumes frais. J’avoue je suis nostalgique de ce temps, mon grand-père me manque.  Mais au moins quand je suis dans mon jardin je pense à lui, il est toujours présent à travers les fleurs et mes souvenirs.

Xéranthème

Xéranthème

W comme Warmeriville

Warmeriville est un village de la Marne qui compte de 2146 habitants (INSEE 2010). Nous nous sommes installés dans ce village l’an passé un peu par hasard pour tout vous dire. Ce qui est drôle c’est que je retourne sur les terres d’une partie de mes ancêtres sans l’avoir prémédité. Même s’il s’avère que c’était un court passage par ce village j’ai trouvé la coïncidence sympathique.

Petit historique

Les villages prenant souvent le nom du fondateur, on pense que l’origine de Warmeriville fut (villa du Leude (chef)) Garnie ou Guarnier. En effet, le « Gu » du vieux français se prononçant W en langue germanique, Guarnier donnant ainsi Wernier. Le document le plus ancien qui parle du village donnait : Ville Warmeréna (XIème siècle), puis ce fut Warmerivilla (1249), Warmeriville sur Suippe (1526), enfin le Warmeriville actuel.

Il semble que sur le terroir de Warmeriville, plusieurs localités aient disparu. Des inventaires de 1229 – 1234 – 1268 parlent de Juvigny, Chaingny de Villeneuve. On pense que Villeneuve serait Ragonet ou le Pré. Chaingny était entre Isles et Besancourt et Juvigny autour de la chapelle Saint Druon. Or on pense qu’ll y a eu des habitations autour des crayères.

Les premiers seigneurs du pays furent les archevèques de Reims puis les Comtes de Champagne et les Comtes de Rethel. Mais à la suite d’héritages, de ventes, de donations, la seigneurie changea plusieurs fois de famille. On ne connaît pas la date de la construction du château qui s’élevait sur une butte (motte ou griffons) à l’est du village. C’était un château entouré de fossés pleins d’eau, il servit de garnison aux troupes réformées du comte de Rethel pendant les guerres de religions. Si les derniers vestiges disparurent dans la première moitié du XIXème siècle, son emplacement figurait encore sur le plan cadastral de 1836.

Au XIXe siècle, la ville a vu l’installation d’une entreprise liée à la laine qui s’est installée sur la reprise d’un ancien moulin, les entrepreneurs Harmel y employèrent des dizaines de familles et y instaurèrent le catholicisme social au Val des Bois. Certains de mes ancêtres ont travaillé pour la famille Harmel et un oncle par alliance en est un descendant direct.

Pendant la première guerre mondiale, les soldats allemands qui étaient postés en France occupée étaient hébergés dans des bâtiments réquisitionnés et transformés que l’on appelait « Soldatenheim ». Tout le monde à Warmeriville pense que la situation est provisoire, des mesures coercitives sont prises contre les habitants. Les allemands veulent consolider leurs arrières. Les réquisitions sont extrêmement sévères. La commune représentée par les frères Harmel procède à la municipalisation des commerces et aux bons communaux qui vont remplacer la monnaie. La ville crée son propre moulin. Peu à peu la vie s’organise jusqu’au printemps 1915 où tout bascule. Le 6e régiment de l’Armée Allemande est remplacé par le 10e. Le nouveau commandant est intraitable, il confisque les terres, le moulin, les usines, les récoltes et le bétail. Tous les hommes et les enfants sont mis au travail forcé. Monsieur Maurice Harmel est emprisonné, 639 personnes, femmes, enfants vieillards sont jetés sur les routes de l’exode. De 2000 habitants au début de la guerre, il ne reste que 1200 personnes dont 639 sont expulsées. Léon Harmel est nommé par la kommandantur Maire de Warmeriville. Par patriotisme il reste dans l’optique du soutient à la communauté et à son frère. Il est obligé d’assister à la corvée du matin et de présenter un rapport tous les soirs. Les maisons de Warmeriville sont transformées en quartier militaire. L’Hiver 1916-1917, les Allemands entament une guerre d’usure avec les habitants. Léon Harmel démissionne malgré le refus de la Kommandantur. C’est Léon Loth qui sera nommé jusqu’à son retour comme Maire de Warmeriville. Le village est totalement évacué le 22 mars 1917. Les habitants n’y reviendront qu’en 1919.

W comme Warmeriville
W comme Warmeriville