Challenge AZ : bilan final

Voilà c’est fini, mais en même temps c’est un début. J’ai en effet créé ce blog pour suivre ce challenge mais je vais le continuer malgré la fin de celui-ci.

Ce challenge m’a permis de me replonger dans ma généalogie et d’élargir à celle de mon conjoint. Je suis donc repartie en pleine recherches. Les thèmes abordés lors du challenge m’ont fait me poser plein de questions auxquelles j’ai envie de répondre maintenant. Je vais remonter mes manches et essayer de trouver ces réponses  sur mes ancêtres militaires, développer la branche de mon conjoint, tout classer et organiser pour m’y retrouver! Je ne manque pas de projets de ce côté.

En plus ce challenge m’a permis de découvrir plein de blogs généalogiques très intéressant que je vais continuer de suivre.

Je continuerais donc à alimenter ce blog mais mes billets ne seront pas dédiés qu’à la généalogie, vous pourrez y trouver différents thèmes : lectures, voyages, peintures, scrapbooking, au grès de mes envies.

Z comme Zoe

Le prénom

Un prénom est selon le dictionnaire : un  « nom ajouté au patronyme pour individualiser chaque personne ».

Jusqu’en 1966, une loi de germinal an XI obligeait les parents à choisir le prénom de leur enfant dans divers calendriers ou parmi les personnages de l’histoire antique. Après 1966, on autorise tout prénom dont l’usage est consacré, notamment par l’évolution des mœurs. La dernière évolution de la législation en la matière date de 1993. En France l’article 57 du Code civil (loi no 93-22 du 8 janvier 1993) dispose que « tout prénom inscrit dans l’acte de naissance peut être choisi comme prénom usuel. » D’autre part la jurisprudence de la Cour de cassation (Première Chambre civile, arrêt du 4 avril 1991) énonce que « rien ne s’oppose à ce que soit utilisé, en tant que prénom usuel, l’un quelconque des prénoms figurant sur les registres de l’état civil » et qu’« un tel usage s’impose aux tiers comme aux autorités publiques ».

Le prénom est très important dans la plupart des cultures dites occidentales. Il permet de se reconnaître comme entité à part entière et de distinguer la parenté de la hiérarchie. Dans la plupart des langues indo-européennes, le prénom précède le nom de famille dans la manière de désigner les personnes.

À sa naissance (et/ou à son baptême), généralement, chaque personne se voit attribuer un ou plusieurs prénoms, dont un seul (qui peut être double) sera utilisé par la suite : le prénom usuel.  Le prénom usuel est le prénom par lequel une personne choisit de se faire appeler dans la vie courante, parmi l’ensemble de ceux qui lui ont été donnés à sa naissance et qui sont inscrits à l’état civil.

Le prénom, dans la numérologie et l’étymologie populaire, est vu par certains mouvements spiritualistes comme un moyen de connaître la personnalité affective de l’individu, qui serait « formé » à partir de son prénom ou influencé par sa consonance.

Source : Jean-Pierre Gutton, Établir l’identité : l’identification des Français du Moyen Âge à nos jours, PUL, mai 2010.

D’un point de vue plus personnel

Comme tous futurs parents est venu à un moment la question : comment prénommer notre enfant ? Un vrai casse tête !

Pour une fille j’avoue que cela a été plus simple car j’ai une idée depuis que j’ai environ 15ans. Sur ce coup je peux dire merci à la généalogie car c’est en faisant mon arbre que je l’ai trouvé. Reste à savoir s’il ne va pas revenir à la mode justement cette année. J’ai donc passé un temps fou à me promener sur les différents sites qui proposent des prénoms. J’ai même déjà trouvé les statistiques pour le 2013 :

  1. Emma
  2. Lola
  3. Chloé
  4. Inès
  5.  Léa
  6. Jade
  7. Manon
  8. Louise
  9. Zoé
  10. Lilou
  11. Léna
  12.  Sarah
  13. Camille
  14. Maëlys
  15. Lina
  16. Eva
  17. Louna
  18. Clara
  19. Alice
  20. Romane.

Pour un garçon c’était nettement moins évident. J’ai toujours eu du mal avec les prénoms de garçons ne me demandez pas pourquoi. Voici les projections 2013 :

  1. Nathan
  2. Lucas
  3. Léo
  4. Enzo
  5. Louis
  6. Gabriel
  7. Jules
  8. Timéo
  9. Hugo
  10. Arthur
  11. Ethan
  12. Raphaël
  13. Maël
  14. Tom
  15. Noah
  16. Mathis
  17. Théo
  18. Adam
  19. Nolan
  20. Clément

Heureusement pour nous aucun des prénoms que nous avons choisi ne se trouve dans ces listes. Mais personne ne sait vraiment ce que cela va donner dans la réalité. On essaye de faire au mieux, mais on va peut être tomber pile dans la mode et ils seront 5 dans la classe à porter le même prénom.

Ce qui est amusant c’est que dans les deux listes se trouvent des prénoms qui ont été portés dans ma famille :

  • Léa mon arrière-grand-mère du côté paternel était née en 1898
  • Louis mon arrière-grand-père maternel était né en 1858. Mais j’ai un Louis à presque toutes les générations jusqu’aux environs de 1690.

Une chose est sure en tout cas, je saurais moi que ma fille ne porte pas un prénom dû à un effet de mode, mais à son histoire familiale et rien que pour cela elle sera unique.

Statistiques des prénoms 2012 (prenoms.com)

Statistiques des prénoms 2012 (prenoms.com)

Y comme Y a des actes qui ont disparu

C’est à se demander si ils ne font pas tout pour empêcher les généalogistes de chercher en rond!

Grâce aux recommandations de la CNIL d’avril 2012 qui reportent à 120 ans la consultation  sur Internet ( Délibération n° 2012-113 du 12 avril 2012 portant autorisation unique de traitements de données à caractère personnel contenues dans des informations publiques aux fins de communication et de publication par les services d’archives publiques (décision d’autorisation unique AU-029), j’ai récemment eu une mauvaise expérience avec les archives départementales de l’Aisne qui indiquent sur leur site :

Note d’information :

Les délais de communicabilité sur notre site internet des registres d’état civil et des tables décennales ont été allongés à 120 ans en application de la délibération n°2012-113 de la CNIL en date du 12 avril 2012 relative au traitement de données à caractère personnel contenues dans des informations publiques aux fins de communication et de publication par les services d’archives publiques.

Désormais les actes postérieurs à 1892 ne sont plus accessibles sur notre site. Leur consultation est toutefois possible en salle de lecture des Archives départementales.

Imaginez donc ma frustration de savoir que l’acte que je cherche était disponible il y a un an sur ce même site!

On a l’impression de revenir des années en arrière quand il fallait encore se déplacer aux archives pour pouvoir les consulter. C’est vrai que c’est intéressant mais quand on ne vit pas dans le même département ce n’est quand même pas pratique.

Et la commission européenne qui veut élargir l’anonymisation à de très nombreuses archives (cf mon billet Anonymisation et généalogie) on a vraiment l’impression que l’on essaye de mettre des bâtons dans les roues des généalogistes.

X comme Xerantheme

Xéranthème : Plante appartenant à la famille des Astéracées et au genre Xeranthemum.

Ce n’est pas de cette plante en particulier que je veux vous parler mais plutôt des plantes et du métier de maraicher-horticulteur, c’était le métier de mon grand-père Pierre Royer dont je vous ai déjà parlé.

Que de souvenirs d’heures passées dans ce jardin merveilleux de près d’un hectare, la cerisaie comme nous avons l’habitude de l’appeler dans ma famille.

En fonction des périodes de l’année j’ai le souvenir de champs d’œillets de poètes, de glaïeuls, de chrysanthèmes. Que de souvenirs à aider à dépoter les fleurs, surtout sans casser les petits pots noirs en plastiques destinés à être réutilisés, pour pouvoir les replanter en pleine terre.

Combien de temps passé à aller récolter, radis (mon péché mignon!) haricots, carottes, salades, petits pois, asperges. Ensuite, nous aidions à préparer les conserves (surtout de haricots) ou les bocaux de cornichons, cela permettait à tout le monde d’en avoir pour tout l’hiver.

Combien de fois avons nous attendu avec impatience l’arrivée des framboises et des mirabelles pour nous régaler à la belle saison?

Combien de fois avons-nous oublié la tortue Caroline (je sais très original lol) dehors et combien de fois l’avons-nous retrouvée dans les fraisiers. Ben oui c’était une tortue de luxe qui préférait les fraises à la salade.

Combien de fois sommes-nous descendus en faisant la course pour aller allumer ou éteindre les tourniquets ?

A combien de cache-cache avons-nous joué sous le chartil, à entrer par une porte du vieux Tube Citroën et à sortir par l’autre en passant entre les cagettes, et à nous faire houspiller par pépère qui était en train de préparer le marché du lendemain.

J’ai hérité de ces moments passés le goût pour les légumes frais. J’avoue je suis nostalgique de ce temps, mon grand-père me manque.  Mais au moins quand je suis dans mon jardin je pense à lui, il est toujours présent à travers les fleurs et mes souvenirs.

Xéranthème

Xéranthème

W comme Warmeriville

Warmeriville est un village de la Marne qui compte de 2146 habitants (INSEE 2010). Nous nous sommes installés dans ce village l’an passé un peu par hasard pour tout vous dire. Ce qui est drôle c’est que je retourne sur les terres d’une partie de mes ancêtres sans l’avoir prémédité. Même s’il s’avère que c’était un court passage par ce village j’ai trouvé la coïncidence sympathique.

Petit historique

Les villages prenant souvent le nom du fondateur, on pense que l’origine de Warmeriville fut (villa du Leude (chef)) Garnie ou Guarnier. En effet, le « Gu » du vieux français se prononçant W en langue germanique, Guarnier donnant ainsi Wernier. Le document le plus ancien qui parle du village donnait : Ville Warmeréna (XIème siècle), puis ce fut Warmerivilla (1249), Warmeriville sur Suippe (1526), enfin le Warmeriville actuel.

Il semble que sur le terroir de Warmeriville, plusieurs localités aient disparu. Des inventaires de 1229 – 1234 – 1268 parlent de Juvigny, Chaingny de Villeneuve. On pense que Villeneuve serait Ragonet ou le Pré. Chaingny était entre Isles et Besancourt et Juvigny autour de la chapelle Saint Druon. Or on pense qu’ll y a eu des habitations autour des crayères.

Les premiers seigneurs du pays furent les archevèques de Reims puis les Comtes de Champagne et les Comtes de Rethel. Mais à la suite d’héritages, de ventes, de donations, la seigneurie changea plusieurs fois de famille. On ne connaît pas la date de la construction du château qui s’élevait sur une butte (motte ou griffons) à l’est du village. C’était un château entouré de fossés pleins d’eau, il servit de garnison aux troupes réformées du comte de Rethel pendant les guerres de religions. Si les derniers vestiges disparurent dans la première moitié du XIXème siècle, son emplacement figurait encore sur le plan cadastral de 1836.

Au XIXe siècle, la ville a vu l’installation d’une entreprise liée à la laine qui s’est installée sur la reprise d’un ancien moulin, les entrepreneurs Harmel y employèrent des dizaines de familles et y instaurèrent le catholicisme social au Val des Bois. Certains de mes ancêtres ont travaillé pour la famille Harmel et un oncle par alliance en est un descendant direct.

Pendant la première guerre mondiale, les soldats allemands qui étaient postés en France occupée étaient hébergés dans des bâtiments réquisitionnés et transformés que l’on appelait « Soldatenheim ». Tout le monde à Warmeriville pense que la situation est provisoire, des mesures coercitives sont prises contre les habitants. Les allemands veulent consolider leurs arrières. Les réquisitions sont extrêmement sévères. La commune représentée par les frères Harmel procède à la municipalisation des commerces et aux bons communaux qui vont remplacer la monnaie. La ville crée son propre moulin. Peu à peu la vie s’organise jusqu’au printemps 1915 où tout bascule. Le 6e régiment de l’Armée Allemande est remplacé par le 10e. Le nouveau commandant est intraitable, il confisque les terres, le moulin, les usines, les récoltes et le bétail. Tous les hommes et les enfants sont mis au travail forcé. Monsieur Maurice Harmel est emprisonné, 639 personnes, femmes, enfants vieillards sont jetés sur les routes de l’exode. De 2000 habitants au début de la guerre, il ne reste que 1200 personnes dont 639 sont expulsées. Léon Harmel est nommé par la kommandantur Maire de Warmeriville. Par patriotisme il reste dans l’optique du soutient à la communauté et à son frère. Il est obligé d’assister à la corvée du matin et de présenter un rapport tous les soirs. Les maisons de Warmeriville sont transformées en quartier militaire. L’Hiver 1916-1917, les Allemands entament une guerre d’usure avec les habitants. Léon Harmel démissionne malgré le refus de la Kommandantur. C’est Léon Loth qui sera nommé jusqu’à son retour comme Maire de Warmeriville. Le village est totalement évacué le 22 mars 1917. Les habitants n’y reviendront qu’en 1919.

W comme Warmeriville
W comme Warmeriville

V comme Vincennes

Il va vraiment falloir que j’aille faire un tour aux archives militaires de Vincennes. J’ai en effet plusieurs ancêtres qui ont un parcours de soldat.

J’avoue que pour le moment je n’ai jamais mis le nez dans ce type d’archives. Pour le moment les informations que j’ai obtenu c’est soit grâce a des documents conserves par ma famille comme pour Vincent Halary et Pierre Royer, ou complètement par hasard au détour d’un acte de mariage pour René Soif. Pour Vincent Halary et René Soif je sais de quels corps et compagnie ils étaient. René a été soldat du quinzième régiment de Sapeur à cheval de 1794 à 1810. Vincent a fait parti du 25e régiment d’infanterie en ligne entre 1853 et 1863. Pour mon grand-père Pierre tout ce que je sais c’est qu’il a fait la seconde guerre mondiale et qu’il a été prisonnier au Stalag XIII, je n’ai aucune autre information.

Je sais également que j’ai plusieurs arrière grand pères qui ont participe à la première guerre mondiale : Henri Volondat et Alfred Joseph Royer. Mais je dois déjà trouver des informations aux archives départementales pour pouvoir avancer de leur cote. Pour Alfred Joseph Royer né en 1876, j’ai trouvé dans le registre de matricule de 1896 un Royer Joseph Alfred, je dois donc déjà déterminer si c’est bien mon aieul! [photo]

Ce que je trouve rageant, il est plus difficile de trouver des informations sur un ancêtre qui a survécu a un conflit que si il est décédé durant ce même conflit!

De plus je ne sais pas si d’autres ancêtres ont été soldats. Je me promène donc d’un registre de matricule à l’autre pour voir si leur nom apparait. Un vrai casse-tête chinois!

Pour le moment je suis complètement dans l’apprentissage de ce type d’archives, je ne sais pas comment cela fonctionne. En plus je ne sais même pas celles qui sont en ligne.
J’ai donc du pain sur la planche.

V comme Vincennes

U comme Un, deux, trois voyagenealogiques

Je sais bien que les voyagénéalogiques n’existent pas mais c’est ainsi que j’ai baptisé les voyages que j’ai fait sur les traces de mes ancêtres.

J’en ai effectue trois, dans les trois principaux départements ou se trouvent mes racines. J’ai eu la chance de pouvoir être hébergée chez des cousins à chacun de ces voyages.

La Creuse

Ma grande tante qui avait encore une maison sur place à l’époque m’a emmenée visiter les différents villages. C’est ainsi que j’ai même pu voir les maisons de mes ancêtres qui étaient encore la. J’ai ainsi fait un voyage a travers le temps en passant par St Goussaud [Photo n°1 ]ou la secrétaire de mairie a été très sympathique et m’a laisse consulter les registres d’état-civil très facilement et me demandant si j’avais besoin d’autre chose, Fursac[Photo n°2 ] réunit qui était auparavant Saint Etienne de Fursac et st Pierre   de Fursac, j’ai pu voir la mairie qui a été construite par mon grand oncle, st Maurice de la souterraine, chatelux le marcheix et même Reix [Photo n°3 ] petit hameau de quelques habitants ou se trouve encore la maison de mon arrière grand père qui appartient toujours à un cousin, le fieux [Photo n° 4] petit lieu dit ou l’ancien corps de ferme appartenant à ma famille a été transformé en centre de vacances pour les enfants. Lors de chacune de ces étapes je suis allée voir mairie et églises qui étaient pour certains les seuls lieux qui existaient déjà au temps de mes ancêtres.

Saint-Goussaud

Les origines de Saint-Goussaud sont gallo-romaines, comme en témoignent les vestiges (ruines d’un temple et d’un théâtre) que l’on peut voir sur le Puy-de-Jouer (694 m). Longtemps, se référant à un cadastre où des parcelles étaient répertoriées sous le nom de « Prataury », on a cru pouvoir identifier ce site avec celui de l’antique Praetorium mentionnée sur la carte de Peutinger. Ce n’est pas le cas.  Il s’agissait d’un sanctuaire de hauteur, principalement fouillé par l’abbé Dercier entre 1901 et 1920, et sur lequel on ne sait pas grand chose.

Au VIIe un disciple de saint Priest, évêque de Clermont, Gonsaldus (d’où le nom de la commune), devenu berger, y aurait installé son ermitage. Après sa mort, en 689, un culte populaire s’est développé sur les lieux de son tombeau. On invoquait le saint homme pour la protection du bétail3.

Maçons migrants

Comme de nombreuses communes creusoises, Saint-Goussaud a fourni durant des siècles un nombre important de maçons de la Creuse. Certains se sont définitivement établis dans les régions de Paris, Lyon ou encore Reims comme ouvriers ou comme entrepreneurs, notamment au XIXe siècle. Les maçons de Saint-Goussaud allaient en grande majorité travailler en Île-de-France, dans l’Aisne et dans la Marne. (http://www.migrants-limousin.fr/)

 

1) St-Goussaud 2) Fursac 3) Reix 4) Le Fieux 5) Chateaugiron 6) Vaucouleurs 7)Ecrouves 8) Lucey 9) Ourches sur Meuse
1) St-Goussaud 2) Fursac 3) Reix 4) Le Fieux 5) Chateaugiron 6) Vaucouleurs 7)Ecrouves 8) Lucey 9) Ourches sur Meuse
1) St-Goussaud 2) Fursac 3) Reix 4) Le Fieux 5) Chateaugiron 6) Vaucouleurs 7)Ecrouves 8) Lucey 9) Ourches sur Meuse
1) St-Goussaud 2) Fursac 3) Reix 4) Le Fieux 5) Chateaugiron 6) Vaucouleurs 7)Ecrouves 8) Lucey 9) Ourches sur Meuse
1) St-Goussaud 2) Fursac 3) Reix 4) Le Fieux 5) Chateaugiron 6) Vaucouleurs 7)Ecrouves 8) Lucey 9) Ourches sur Meuse
1) St-Goussaud 2) Fursac 3) Reix 4) Le Fieux 5) Chateaugiron 6) Vaucouleurs 7)Ecrouves 8) Lucey 9) Ourches sur Meuse
1) St-Goussaud 2) Fursac 3) Reix 4) Le Fieux 5) Chateaugiron 6) Vaucouleurs 7)Ecrouves 8) Lucey 9) Ourches sur Meuse
1) St-Goussaud 2) Fursac 3) Reix 4) Le Fieux 5) Chateaugiron 6) Vaucouleurs 7)Ecrouves 8) Lucey 9) Ourches sur Meuse
1) St-Goussaud 2) Fursac 3) Reix 4) Le Fieux 5) Chateaugiron 6) Vaucouleurs 7)Ecrouves 8) Lucey 9) Ourches sur Meuse

1) St-Goussaud 2) Fursac 3) Reix 4) Le Fieux 5) Chateaugiron 6) Vaucouleurs 7)Ecrouves 8) Lucey 9) Ourches sur Meuse

L’Ille-et-Vilaine

En Ile et vilaine, le voyage fut plus restreint en effet, mes ancêtres se concentrent, pour ce que j’en savais à l’époque, dans une seule localité : Chateaugiron [Photo n°5 ].

Châteaugiron naît au début du XIème siècle, au moment où se met en place la société féodale du Moyen-Âge. Anquetil, un chevalier originaire de Normandie, arrive à Rennes dans la suite de la princesse Havoise, soeur du duc de Normandie fraîchement épousée par le duc de Bretagne Geoffroy Ier. En 1008, Alain III, nouveau duc de Bretagne, offre à Anquetil des terres situées sur la paroisse de Noyal, dans le voisinage des sires de Vitré et Fougères. Anquetil y construit un premier château, de bois, et meurt en 1039, laissant ses terres à son fils aîné Giron, dont le premier geste est de reconstruire le château, en y ajoutant des pierres.

Construit primitivement sur le territoire de Noyal-sur-Vilaine, le château de Châteaugiron n’acquiert définitement son indépendance qu’au XIIème siècle, par le développement du bourg autour du château. La baronnie de Giron s’étend alors sur 16 paroisses et appartient au cordon sanitaire construit sur les Marches de Bretagne, c’est-à-dire la région située à la frontière du duché.

Vers 1100, les moines de l’abbaye Saint-Mélaine de Rennes sont mis en possession des églises du bourg : Sainte Marie-Magdelaine, réservée au culte privé du seigneur, et Sainte-Croix, dont les bénédictins feront un prieuré et qui servira rapidement d’église paroissiale. Déjà, Giron, baron du duc, est mêlé aux événements de son siècle et apparaît plusieurs fois comme témoin sur les documents signés par le duc de Bretagne. En 1066, il fait partie des troupes du duc parti suivre le duc de Normandie à la conquête de l’Angleterre. Il combat à la célèbre bataille d’Hastings et reçoit, pour récompense, plusieurs terres et seigneuries situées en Angleterre. A sa mort, en 1096, son petit-fils Galeran prend sa suite et le nom de Giron restera désormais attaché au château et au bourg qui l’entoure.

Les successeurs de Giron restent très proches du duc de Bretagne, et cette fidélité ne sera pas démentie tout au long de l’histoire du duché. Patry II participe à plusieurs ambassades, notamment pour aller chercher les épouses du duc, en Angleterre en 1382 puis en Navarre en 1386 ; Hervé meurt en accompagnant le jeune duc Jean V rendre hommage au roi de France (1404).

A partir de cette époque, le titre de Grand Chambellan du duché est attaché de façon héréditaire à la terre de Châteaugiron.

En 1408, Valence de Châteaugiron est choisie par la duchesse de Bretagne pour être la « garderesse » de ses joyaux. Armel II, son fils, est dans les troupes de Jean V de Bretagne en 1408, quand il est chargé de reconduire à Paris la reine de France réfugiée à Melun après l’assassinat du duc d’Orléans par Jean Sans Peur. La reine quitte donc Melun, escortée par les barons bretons divisées en trois « batailles » : le duc de Bretagne commande la première, le sire de Malestroit la seconde, et à la tête de la troisième, arborant les écus clamant « Pensez-y ce que voudrez », la devise des Châteaugiron, se trouve Armel II… L’année suivante, il est député par le duc pour rendre hommage en son nom au roi d’Angleterre pour la jouissance du comté de Richemont (les ducs de Bretagne possèdent en effet depuis plusieurs siècles ce comté en Angleterre). Avec la mort de Patry III, qui ne laisse aucun descendant légitime, la branche aînée des Châteaugiron s’éteint. C’est Valence, la soeur de Patry, qui recueille la baronnie et transmet le titre de baron à Geoffroy de Malestroit, sire de Combourg, son mari.

Valence meurt en 1435, et son fils aîné, Jean, reçoit la terre de Derval, laquelle est élevée en 1451 au rang des neuf grandes baronnies de Bretagne. Le roi de France Louis XI, essaie par tous les moyens d’annexer le duché au domaine royal. Le duc, estimant que son suzerain a violé ses obligations, s’allie avec le roi d’Angleterre, Edouard IV.

Le traité d’alliance entre la Bretagne et l’Angleterre est signé à Châteaugiron en 1472 et la France évacue le duché. Depuis son mariage avec Hélène de Laval, petite-fille du roi de France, en 1450, Jean de Derval a entreprit la restauration du château de Châteaugiron, où il vient résider avec son épouse, à partir de 1467. C’est là que son secrétaire particulier, Pierre Le Baud, rédige les « Chroniques et histoires des Bretons », première grande histoire de Bretagne, sur la demande de la reine Anne de Bretagne, dont il deviendra plus tard l’aumônier.

Jean de Derval, ami des lettres et homme de culture, amateur d’art mais aussi homme de guerre expérimenté, meurt en 1482 sans laisser d’héritier.

Après la mort de Jean de Derval, la baronnie va successivement tomber entre les mains de plusieurs grandes familles : les Rieux, d’abord, représentés par Jean IV qui ne cessera de porter les armes contre la duchesse Anne ; les Laval, parmi lesquels François sera chambellan du roi Louis XII, tandis que Françoise de Foix, sa femme, sera la maîtresse du roi suivant, François Ier ; les Acigné, qui, par le mariage de Judith avec Charles de Cossé en 1579, font passer la baronnie à la famille des comtes de Cossé-Brissac.

A partir de 1589, Châteaugiron va traverser une sombre époque dûe aux guerres de la Ligue et au duc de Mercoeur, ardent ligueur et gouverneur de la Bretagne. Mercoeur, dont l’ambition est de rétablir le duché en sa faveur, prend Rennes pour cible.

Châteaugiron, par sa position stratégique entre Rennes et Vitré, accueille alors les garnisons chargées de réduire Mercoeur. Jusqu’en 1594, la petite ville est continuellement accablée par les passages des soldats, qui pillent, ravagent et massacrent. Les maisons détruites furent désertées, et ceux qui restaient vivaient dans la plus profonde misère.

Judith d’Acigné elle-même, menacée, s’enfuit. Ce n’est qu’en 1595, date à laquelle Charles de Cossé, comte de Brissac et baron de Châteaugiron, est chargé par le roi de soumettre Mercoeur, en le nommant lieutenant-général puis gouverneur de la Bretagne.

Appelé au Conseil de Régence par Marie de Médicis et nommé duc en 1611, Cossé-Brissac se désintéresse de Châteaugiron, ainsi que sa descendance, dont le seul vestige est le lanternon édifié en haut de la tour de l’Horloge et qui abrite la cloche « Henriette », offerte par la famille en 1666.

En 1701, la baronnie de Châteaugiron est vendue par les Cossé-Brissac à René Le Prestre de Lézonnet, avocat général au grand conseil, sénéchal du présidial de Rennes, Président à mortier du Parlement et trésorier des Etats de Bretagne. Il remet le château au goût du jour, tout en conservant les vestiges médiévaux. Il achète aussi plusieurs terres, dont le marquisat d’Espinay : à partir de cette époque, les Le Prestre signèrent « marquis de Châteaugiron ».

Auguste-Félicité, un de ses petit-fils, s’illustrera par son rôle dans l’affaire La Chalotais qui opposa Parlement de Bretagne et Roi de France à partir de 1764. René-Jacques Le Prestre achète en 1765 la châtellenie du Bois-Orcan, qui étendait sa haute justice sur 14 paroisses. En 1750, il a épousé la petite-nièce du philosophe René Descartes. René-Joseph Le Prestre, son fils, après son mariage avec Agathe Carné de Trécesson, signe « comte de Châteaugiron ». Très tôt, sa générosité inépuisable le fit regarder comme le bienfaiteur du pays, encore plus que ses parents et grands-parents, qui avaient fait refaire la toiture de l’église ou aménagé la fontaine de La Roche. Du reste, les Le Prestre, tout au long du XVIIIème siècle, eurent un train de vie modeste, avec quelques domestiques et peu de grandes fêtes. L’hiver, ils résidaient à Rennes, en l’hôtel de Châteaugiron (10-12 rue Corbin) qui restera dans la famille jusqu’en 1787.

La révolution ne changera rien aux habitudes des Le Prestre de Châteaugiron, et la population, reconnaissante, se gardera de toute violence à leur encontre. Cependant, le capitalisme industriel en plein essor et les premiers succès de la vapeur sonnent le glas de l’industrie des toiles à voiles, présente sur Châteaugiron depuis le XVIIème siècle.

Trois habitants de Châteaugiron sont élus députés du Tiers-Etat en 1789 et parmi eux, Jouin devint dès 1791 maire de Rennes (il succède à Leperdit).

En 1790, une municipalité est élue, et les Castelgironnais estiment que l’homme le plus apte à devenir leur maire, est celui qui remplissait déjà implicitement ce rôle, à savoir le sénéchal du marquis, Leguay. Trop prudent, il est renversé par une poignée de révolutionnaires convaincus qui le remplacent par Régnier, dont le premier geste est de constituer une Garde Nationale de 248 citoyens. Le nouveau maire débaptise entre autres les rues de Châteaugiron pour faire disparaître les dernières traces du régime féodal. Le nom lui-même de la ville devient un temps « Montgiron »… Les Le Prestre, offrent en 1794 le donjon et la tour de l’Horloge à la municipalité, puis quittent définitivement Châteaugiron après avoir vendu toutes leurs possessions pour s’installer à Argenteuil près de Paris. Le dernier descendant des Le Prestre, Hippolyte, mourut sans descendance après une brillante carrière militaire et diplomatique à travers l’Europe. Ainsi s’éteint le dernier seigneur de Châteaugiron, en 1802…

Dans la première moitié du XIXème siècle, Châteaugiron est un bourg commercial très actif. Les habitants trouvent facilement du travail, et la ville est réputée pour ses quatre foires annuelles et son marché hebdomadaire.

Cependant, l’industrie et le commerce des toiles à voile continuent à décliner, puis disparaissent. A partir de 1840, les relations entre autorités civiles et religieuses s’enveniment, jusqu’à l’élection à la tête de la municipalité d’Auguste Marchand, bonapartiste et clérical convaincu, en 1851.

En 1870, Auguste Marchand est battu aux élections par Léon Launay, à la tête d’une liste de gauche très anticléricale.
Launay se bat notamment pour le passage à Châteaugiron de la ligne de chemin de fer Rennes-Châteaubriant.
Mais c’est le tracé par Corps-Nuds, qui dessert plus d’habitants, qui est retenu. L’hémorragie démographique, amorcée en 1846 et aggravée par la fin de l’industrie des toiles à voiles, s’accentue.

Le tramway, créé en 1898, ne jouera jamais le rôle économique d’un chemin de fer.

En 1904, la communauté des Ursulines, installée depuis le milieu du XIXème siècle dans les locaux de l’ancien Prieuré Sainte-Croix, est expulsée de Châteaugiron, toujours en proie à de vifs antagonismes entre autorités civiles et réligieuses, accentués par la rivalité entre parti anticlérical et clérical.

En 1940, Châteaugiron est occupée et connaît rationnement et bombardements.
En 1948, sous la municipalité Gaudiche, le dernier tramway Rennes-La Guerche passe à Châteaugiron, car la concurrence des autocars ne permet plus un exploitation rentable de la ligne.
Châteaugiron y gagne un boulevard (dit du Château) qui permet encore aujourd’hui d’éviter le centre médiéval. Malgré tous ses efforts, la ville ne retrouve pas son dynamisme d’antan et continue d’étouffer dans ses 52 hectares originels, grossièrement équivalents au bourg castral du Moyen-Âge, et qui ne lui suffisent plus.
Veneffles préférant la fusion avec Châteaugiron à une annexion de quelques quartiers, la fusion est entérinée le 1er mars 1971, couplée au rattachement du Bas-Noyal et de quelques autres territoires pris sur la commune limitrophe de Domloup.
Du coup, Châteaugiron passe de 52 hectares à près de 800, et gagne en outre des dizaines d’habitants. Avec cet agrandissement, Châteaugiron retrouve un nouveau souffle.
A partir de cette date, une démarche volontariste de la municipalité va donner un nouveau visage à Châteaugiron : c’est d’abord la restauration du patrimoine et l’obtention du label « Petite cité de Caractère », puis le développement démographique, encouragé par la création de nombreux lotissements.

Autour du centre historique restauré, aménagé et mis en valeur se sont créées selon un plan rationnel d’urbanisation périphérique des zones d’habitation, des zones d’équipement scolaires et sportifs, des zones d’activités économiques.

La création d’un vaste étang, l’aménagement d’espaces verts, les plantations réalisées à travers la commune lui ont également valu le label de « station verte de vacances ».

La Meuse

En Meuse, un cousin de ma mère ma promenée dans Vaucouleurs, village d’où est partie Jeanne d’Arc en passant sous la porte de France [Photo n°6 ].

Vaucouleurs tire son nom de l’appellation latin Vallis Colorum : la Vallée des Couleurs. Situé au Sud-est du département de la Meuse, limitrophe des Vosges au Sud et de la Meurthe et Moselle à l’Est, le canton de Vaucouleurs a pour axe la Vallée de la Meuse. Ses villages conservent leur caractère typiquement lorrain, avec usoirs et habitats traditionnels.

Dès l’époque Gallo-Romaine, on y établi un amphithéâtre sur un coteau dominant la vallée, mais c’est au XVème avec Jeanne d’Arc que Vaucouleurs a rendez-vous avec l’Histoire.

Si Vaucouleurs est entrée dans l’histoire, c’est parce qu’elle n’est autre que la cité qui arma Jehanne d’Arc. A cette époque, c’est le Sire Robert de Baudricourt, capitaine du Roi, qui était à la charge de la cité. Le roi en ce temps là, ne possédait que 4 villes au Nord de la Loire : Le Mont Saint Michel, Vaucouleurs, Orléans et Tournai. C’est le 13 Mai 1428, que la jeune lorraine, Jehanne d’Arc, franchit pour la première fois, la Porte du Château afin de demander une escorte pour rejoindre Chinon. C’est uniquement au bout de la troisième requête, que le sire de Baudricourt cédera et qu’elle pourra partir le 23 février 1429. Les habitants sont en liesse et lui font forger une épée que lui remet par la suite le Sire de Baudricourt ainsi qu’une lettre d’accréditation à remettre au Dauphin à son arrivée. Pour finaliser son équipement, Ils se cotisent pour lui acheter un cheval ainsi que des habits d’hommes. Jehanne est prête pour affronter son destin, elle quitte alors la ville par la Porte de France.

Puis nous avons fait le tour des villages de nos ancêtres :

  • Ecrouves : la commune doit son nom à cette source réputée guérir les écrouelles. Vignobles réputés de la période gallo-romaine à la Première Guerre mondiale.[Photo n°7 ]
  • Lucey, village viticole connu pour le Gris de Toul [Photo n°8 ]
  • Ourches sur Meuse [Photo n°9 ]
  • Troussey : Selon la légende, Dagobert aurait fondé cette localité en 720.Sa spécialité est la pomme de terre

T comme Tisseur, Tisseuse ou Tisserand

En remontant ma généalogie, nombre de mes ancêtres ont exercé ces métiers aux 18è et 19è siècles. Ils sont tous dans la même branche du côté de ma grand-mère. Ils étaient installés à la limite dans les départements de la Marne et des Ardennes.

Un chapitre très intéressant sur le sujet a été publie dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean.

Tisserand

TISSERAND : Autrefois, les fibres synthétiques n’existaient pas. On travaille la laine, le lin, le chanvre. Le tisserand transforme ces fils en étoffes, mais si rêches et raides quand elles viennent d’être tissées que les dames font porter leurs chemises neuves d’abord par leurs servantes pour les assouplir…

Un métier d’appoint dans les campagnes

Le tissage a longtemps constitué, pour le paysan d’Ancien Régime, un revenu d’appoint non négligeable.
Certains sont les propriétaires de leur outil de travail et produisent directement pour une petite clientèle locale, leurs voisins du village ou des alentours. Ils sont des milliers à travailler ainsi dans toute la France.

D’autres travaillent l’hiver pour des fabricants ou des marchands de la ville qui leur fournissent le fil, parfois même le métier, et les tisserands leur rendent toiles, draps et cotonnades. Une activité qui prend encore de l’essor au XIXème siècle.

Quand les paysans se font tisserands

Les zones rurales sont les plus peuplées là où l’industrie textile est la plus développée, procurant aux habitants des campagnes les ressources complémentaires dont ils ont absolument besoin. En Picardie par exemple, l’industrie cotonnière emploie en 1843, dans un rayon de 50 km autour de Saint-Quentin, près de 25 000 travailleurs à domicile. Dans le pays de Caux, c’est la fabrication des toiles et des cotonnades qui fournit du travail à plusieurs milliers de tisserands de Lillebonne et d’Yvetot. L’industrie lainière de Champagne occupe 50 000 travailleurs, dont les trois quarts dans les campagnes. À Sedan, les deux tiers des ouvriers lainiers sont aussi des ruraux. Quant aux manufactures mulhousiennes, elles emploient vers 1835 plus de 5 000 campagnards auxquels s’ajoutent l’hiver les paysans vosgiens qui tissent des cotonnades pour elles ou des toiles pour Gérardmer. Dans la zone bocagère du Maine et de la Basse-Normandie, le tissage du coton emploie vers 1840 environ 28 500 personnes autour de 12 000 métiers disséminés dans les campagnes.

Un métier de miséreux

Le métier est pourtant rude. On connaît bien, à l’époque, « le teint pâle, l’étiolement, la faiblesse de ces malheureux tisserands à bras qui, chaque jour et pendant quatorze à dix-sept heures, travaillent chez eux, à faire des toiles de coton, de lin ou de chanvre, dans des rez-de-chaussée humides, souvent même dans des caves, où le jour et l’air arrivent à peine, et où le soleil ne pénètre jamais ».

Si tel est le sort du tisserand à plein-temps, comme il en existe encore beaucoup au début du XIXème siècle, les autres ouvriers du textile, notamment ceux des fabriques naissantes, sont eux aussi soumis à des conditions de travail éprouvantes.

Le drame de l’industrialisation

À partir du milieu du XIXème siècle se conjuguent modernisation du filage et déclin de l’industrie toilière. Les revenus des paysans tisserands baissent au rythme de la chute d’activité. Si les nouvelles industries textiles, avec leurs métiers à filer et à tisser mécaniques, se sont établies dans la région, les anciens fileurs et tisserands essaient d’y travailler. Sinon, c’est le chômage total, une baisse du niveau de vie pour les générations les plus anciennes, l’exode rural pour les plus jeunes

 

Le Tisserand de Paul Sérusier (1864-1927)

Le Tisserand de Paul Sérusier (1864-1927)