Calendrier de l’avent 2014 – 17 : Le Sabotier

f1.highresLe sabotier fabrique les sabots de bois. Généralement mal payé pour un travail très exigeant, le sabotier pouvait habiter directement dans la forêt ou avoir un petit atelier au village. Après avoir choisi le bois qu’il allait utiliser, l’artisan devait ensuite dégrossir la pièce, ébaucher la forme du sabot, l’évider et le sculpter. Quand le sabot avait sa forme définitive, il pouvait encore le décorer de clous et de cuir ou laisser cette tâche à ses clients qui les fignolaient à leur goût.

Jusqu’au début du XX ème siècle, dans les campagnes, de la naissance à la mort, chacun portait ses sabots sauf les plus pauvres qui eux étaient contraints d’aller nu-pieds.
Le métier de sabotier était un métier de pauvre. L’argent gagné ne nourrissait pas toujours la famille. C’est certainement pour cela que mes ancêtres avaient toujours un second métier mais toujours en rapport avec le bois : Bûcheron ou Boisselier par exemple.

Dans ma généalogie :

  • Joseph ROYER (sosa 96) 1756-1830, fils de Jean, Joseph et Jeanne SIMONET, marié avec Marguerite GUERRE
    • Né le 5 décembre 1756 – Saulxerotte,54
    • Décédé le 29 janvier 1830 – Liffol le Grand,88,Vosges,Lorraine,FRANCE , à l’âge de 73 ans
    • Sabotier
  • Jean, Joseph ROYER (sosa 192) 1719-1787, fils de Claude et Marie ROLOT, marié avec Jeanne SIMONET
    • Né en 1719 – Saulxerotte,54
    • Décédé le 10 juillet 1787 – Liffol le Grand,88,Vosges,Lorraine,FRANCE , à l’âge de 68 ans
    • Sabotier
  • Nicolas FRANCOIS (sosa 98) 1773-1841, fils d’André et Anne CLAUDE, marié avec Catherine HENRY
    • Né le 18 décembre 1773 – Dolaincourt,88,Vosges,Lorraine,FRANCE
    • Décédé le 10 janvier 1841 – Dolaincourt,88,Vosges,Lorraine,FRANCE , à l’âge de 67 ans
    • Sabotier
  • Charles Sébastien ROYER 1804-, fils de Joseph et Marie-Thérèse LORENSOT, marié avec Thérèse Hélène CAUSIN
    • Né le 15 mars 1804 – Liffol le Grand,88,Vosges,Lorraine,FRANCE
    • Décédé – Liffol le Grand,88,Vosges,Lorraine,FRANCE
    • Sabotier

 

liffol le grand - source Cassini

liffol le grand – source Cassini

 

Sources :

Vieux métiers

Wikipédia.fr

Gallica

 

Calendrier de l’avent 2014 – 12 : Le maraîcher-horticulteur

Le maraîcher/horticulteur travaille ses cultures (fleurs, tomates, salades, choux-fleurs, concombres, etc.) en plein champ ou sous serre.

Les tâches varient suivant les légumes cultivés, la région, le matériel utilisé et les saisons.

Le maraîcher prépare d’abord les sols ou les supports de culture dans les serres. Ensuite il sème des graines, repique de jeunes plants.

Il arrose ou irrigue à l’aide de moyens mécaniques importants lorsqu’il s’agit de grandes étendues ou à l’aide d’outils spécialisés pour les cultures sous abris.

Il nourrit les plantes avec des engrais en veillant à un bon équilibre. Il les protège contre les parasites. Sous abris, il utilise le plus souvent des auxiliaires naturels comme certains insectes capables de détruire les parasites.

Il observe chaque jour la croissance des plantes et veille à leur bon état.

Enfin, il récolte les légumes, les prépare et les conditionne pour la vente. Il les transporte
jusqu’au marché ou chez ses clients.

Dans ma généalogie

cerisaie

La famille dans le jardin – Source personnelle

C’était le métier de mon grand-père Daniel Royer.

Que de souvenirs d’heures passées dans ce jardin merveilleux de près d’un hectare, la Cerisaie comme nous avons l’habitude de l’appeler dans ma famille.

En fonction des périodes de l’année j’ai le souvenir de champs d’œillets de poètes, de glaïeuls, de chrysanthèmes. Que de souvenirs à aider à dépoter les fleurs, surtout sans casser les petits pots noirs en plastiques destinés à être réutilisés, pour pouvoir les replanter en pleine terre.

Combien de temps passé à aller récolter, radis (mon péché mignon!) haricots, carottes, salades, petits pois, asperges. Ensuite, nous aidions à préparer les conserves (surtout de haricots) ou les bocaux de cornichons, cela permettait à tout le monde d’en avoir pour tout l’hiver.

Combien de fois avons nous attendu avec impatience l’arrivée des framboises et des mirabelles pour nous régaler à la belle saison?

Combien de fois avons-nous oublié la tortue Caroline (je sais très original lol) dehors et combien de fois l’avons-nous retrouvée dans les fraisiers. Ben oui c’était une tortue de luxe qui préférait les fraises à la salade.

Combien de fois sommes-nous descendus en faisant la course pour aller allumer ou éteindre les tourniquets ?

A combien de cache-cache avons-nous joué sous le chartil, à entrer par une porte du vieux Tube Citroën et à sortir par l’autre en passant entre les cagettes, et à nous faire houspiller par pépère qui était en train de préparer le marché du lendemain.

J’ai hérité de ces moments passés le goût pour les légumes frais. J’avoue je suis nostalgique de ce temps, mon grand-père me manque.  Mais au moins quand je suis dans mon jardin je pense à lui, il est toujours présent à travers les fleurs et mes souvenirs.

Calendrier de l’avent 2014 – 9 : le Tailleur de pierre

Source Gallica

Source Gallica

Le tailleur de pierre est un professionnel du bâtiment, artisan ou compagnon (l’appellation ouvrier est réservée à l’agriculture et l’industrie), qui réalise des éléments architecturaux en pierre de taille : murs, arcs, linteaux, plate-bande, voûtes, piliers, colonnes, frontons, corniches, balustrades, cheminées, escaliers, etc. Son domaine professionnel est la taille de pierre. Le tailleur de pierre assure également la pose de ses appareils sur le bâtiment. Il peut être amené à monter sur des échafaudages. Il travaille en atelier ou sur les chantiers.

Dans ma généalogie

J’ai deux tailleurs de pierre, un père et son fils, mes sosas 12 et 24.

Mon arrière-grand-père Alfred était son propre patron, j’ai trouvé cette informations dans les divers recensements de Vaucouleurs et j’ai la chance d’avoir encore un papier à entête de la société.

Papier à entête de la Société Alfred Royer datant des années 1930

Il a construit le monument aux morts de Burey-en-Vaux.

Délibération du Conseil Municipal en sa séance du 28 septembre 1919

Délibération du Conseil Municipal de Burey-en-Vaux en sa séance du 28 septembre 1919

Son père Antoine a quant à lui travaillé pour Martin Pierson le fondateur de l’Institut catholique de Vaucouleurs.


 La société Pierson de Vaucouleurs

Créé primitivement en 1860 par Martin Pierson sous la forme d’un atelier de statues et de monuments funéraires en pierre. En 1865, Pierson fonde l’Institut Catholique de Vaucouleurs pour produire des statues religieuses en pierre, en plâtre, en terre cuite et également en fonte de fer. Après la guerre de 1870, il s’allie au sculpteur Demoisson et au peintre Alphonse Bentz. L’entreprise diffuse au plan national ses productions sur catalogue, travaillant aussi avec les fonderies de Tusey qui diffusent de la statuaire en fonte. En 1884, Martin Pierson ouvrit une succursale à Paris et créa un atelier de sculpture sur bois pour le mobilier religieux avant de diversifier ses activités, avec la mise en place d’un atelier de verrières en 1887.

 

  • Antoine Alphonse ROYER 1845-1911, fils de Joseph et Catherine FRANCOIS, marié avec Maria CHOCHOT
    • Né le 18 juin 1845 – Ozière (52)
    • Décédé le 5 janvier 1911 – Malzéville (54)

 

  • Alfred, Joseph ROYER 1876-1933, fils d’Antoine Alphonse et Maria CHOCHOT, marié avec Pauline, Adèle GARNIER
    •  Né le 21 mars 1876 – Vaucouleurs,(55)
    • Décédé le 17 mai 1933- Vaucouleurs,(55)

 

 

 

Vaucouleurs - Source Cassini

Vaucouleurs – Source Cassini

 

 

Sources :

Francis Jacquinot pour les informations sur la société Pierson de Vaucouleurs

Wikipédia.fr

Alembert

Gallica

Calendrier de l’avant 2014 – 1 : le Boisselier

Le Boisselier

boisselier

source Gallica

Le boisselier est un artisan fabriquant des boisseaux et objets en bois cintré. Le boisseau était une mesure pour le grain et les légumes secs. Le boisseau a donné son nom aux boisseliers qui fabriquent non seulement des mesures de capacités en bois, mais aussi des tamis, des seaux, des brouettes, des bacs, des pelles, des lanternes, des pilons, des soufflets etc.

Petit historique

La boissellerie est très active dans plusieurs régions rurales et boisées en France, particulièrement dans le Jura mais aussi dans les Ardennes, les Vosges ou le Marais Poitevin.

Le domaine le mieux documenté est celui du Haut Jura et du Haut-Doubs où l’existence de la boissellerie est notée depuis le début du XVIe siècle. Plusieurs facteurs ont contribué à son développement : la production laitière, l’importance des forêts d’épicéas et une tradition artisanale liée à la longueur des hivers qui isolaient les fermes. Le boisselier travaille essentiellement l’épicéa, résineux voisin du sapin, mais aussi le frêne et parfois le hêtre, ou encore l’érable comme au Canada.

BOISSELIER1

source Alembert

D’abord mise en œuvre dans les fermes pour leurs besoins propres, la boissellerie est devenue au XIXe siècle une activité spécifique de petite industrie qui a utilisé l’énergie hydraulique (puis électrique) nécessaire aux ateliers qui scient, fendent, découpent en lamelles, chauffent et humidifient celles-ci dans une caisse à étuver, puis les mettent en forme et construisent les différents objets.

Ces ateliers jurassiens fabriquaient des récipients de taille diverses, les seilles et seillons (cuves et seaux, pour la traite du bétail par exemple), qui ont été concurrencés par la tôle galvanisée à partir de la fin du XIXe siècle, mais aussi des barattes pour obtenir le beurre en battant la crème et des moules à beurre. Ils fabriquaient aussi des boîtes à pharmacie et des cabinets d’horloges comtoises ou encore des tavaillons, sorte de planchettes de bois permettant de protéger des intempéries les toitures et les façades.

BOISSELIER2

source : Alembert

Ces productions étaient destinées au marché régional mais le progrès des transports a ouvert de nouveaux débouchés. Ainsi, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, s’est développée la fabrication de boîtes pour les fromages de types Camembert ou Coulommiers qui permettaient un transport plus aisé de ces aliments fragiles, ce qui a favorisé leur diffusion. Le Haut Jura utilisait l’épicéa mais d’autres régions utilisaient le peuplier (comme en Vendée) : au milieu des années 1960, le carton directement imprimable et plus neutre (odeur, hygiène) a remplacé peu à peu le bois. Aujourd’hui certains fromages typés comme le Mont d’or, l’Époisses en Bourgogne ou le Pont l’évêque en Normandie restent commercialisés dans une boîte en bois. On utilise plus spécifiquement le terme de « sanglier » pour l’artisan qui fabrique les boîtes pour le Mont d’or à partir de lamelles d’épicéa.

Pour s’adapter à l’époque moderne, les boisseliers d’aujourd’hui, après avoir un temps fabriqué des skis, utilisent leur savoir-faire pour proposer des jouets et des éléments de petite décoration que des boutiques de souvenirs vendent aux touristes.

 Dans ma généalogie

Dans ma généalogie j’ai trois boisseliers de la même famille. Joseph et Charles étaient frères. Jules est le fils de Charles. Cette famille vivait dans les Vosges, je suppose que la facilité d’accès à la matière première a aidé dans le choix du métier.

Joseph ROYER

  • Né le 17 septembre 1809 à Liffol le Grand, Vosges
  • Décédé le 23 décembre 1849 à Martigny les Bains, Vosges, à l’âge de 40 ans

Charles Sébastien ROYER

  • Né le 15 mars 1804 à Liffol le Grand,Vosges
  • Décédé à Liffol le Grand, Vosges,

Jules Gustave ROYER

  • Né le 19 décembre 1828
liffol le grand - source Cassini

Liffol le grand – source Cassini

Sources :

Wikipédia.fr

Alembert

Gallica

Mes arrières-grands-pères poilus

affiche_mobilisation

Il y a 100 ans mes arrières-grand-pères étaient mobilisés.

PECHENET Ernest

PECHENET Ernest

 Ernest Péchenet

Il est né à Bétheniville en 1891. Il fût mobilisé à 23 ans. Pour le moment je n’ai pas d’informations sur son parcours militaire.

Dans le civil, il était coiffeur. Il épouse sa cousine Germaine Anchet en 1916 à Clermond-Ferrand.

ROYER Alfred

ROYER Alfred

Alfred Royer

Il est né à Vaucouleurs en 1876. Il épouse Pauline Garnier en 1903.

D’après la légende familiale, soldat pendant la première guerre mondiale, il s’est retrouvé dans les tranchées à Verdun. Pour être démobilisé, il fallait être père de six enfants vivants hors sur sept seul cinq avaient survécu. Sa femme le rejoignit dans les tranchées. Neuf mois plus tard Germaine naquit, Alfred rentra à la maison.

Dans la réalité il fût mobilisé, à déjà 38 ans, le 2 août 1914. Il intégra le 44e régiment territorial d’Infanterie, le même qu’André Maginot qui plus tard fera construire la ligne du même nom. Ce régiment qui avait pour devise « Toujours gaiement quoi qu’il arrive » (source mémoire des hommes – J.M.O 26 N 784/1 – vue 10/53) était cantonné dans le secteur de Verdun. Au début de la guerre, il était chargé de travaux de terrassements, de fortifications et de la garde des forts notamment celui de Douaumont. A partir de septembre 1914, ils ont été chargés de défendre les villages du secteur et de nombreux accrochages avec les troupes allemandes sont signalés. Au fur et à mesure ces accrochages se sont transformés en combats. Son régiment s’est retrouvé au beau milieu de la guerre de position de ce début de conflit.

Il fût, d’après sa fiche militaire, « libéré provisoirement comme père de six enfants » le 3 septembre 1915, sa fille Germaine étant née le 17 août. C’est donc ce jour là que la réalité rattrape la légende familiale. Il rentra donc chez lui à Vaucouleurs soit à quelques dizaines de kilomètres du front.

Dans le civil, il était sculpteur à son compte tout comme son père avant lui. Il décédera en 1933, dix ans après sa femme Pauline, laissant trois enfants mineurs élevés ensuite par la fille ainée.

SOUEF Ambroise

SOUEF Ambroise

Ambroise, François, Louis Souëf

Il est né à Chateaugiron en 1884 d’Ambroise Eugène, Emile Souëf et de Victoire, Louise Moraux, il décédera à Reims en 1969.

Il a été soldat lors de la première guerre mondiale et fût décoré de la croix de guerre. Durant celle-ci, il rencontre sa future femme, Blanche, Marguerite, Juliette Juste qui a été évacuée de Reims (Marne) alors détruite et occupée par les allemands. Ils se marient à Rennes sept jours après l’armistice de 1918, ils auront trois enfants. Après la guerre ils s’installèrent à Reims près de la famille de Blanche. Ambroise était tailleur d’habits.

VOLONDAT Henri

VOLONDAT Henri

Henri Volondat

Il est né en 1896 à Arrènes (Creuse), il avait tout juste 18 ans lors de la mobilisation.

Je sais qu’il était « dans les environs de Verdun » en 1917. Je n’ai pas d’autre information car je ne le trouve ni dans la Creuse, ni dans la Marne. Il semblerait qu’il ait été déjà sur Reims car il a envoyé une carte à mon arrière-grand-mère alors qu’ils n’étaient pas encore mariés.

Dans le civil il était maçon.

 Ils sont tous les quatre revenus vivants, fort heureusement pour moi car mes grands-parents n’étaient pas nés.

R comme Royer

R comme Royeroyer

Origine (source Geneanet)

Il peut s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, Hrodhari (hrod = gloire + hari = armée). Mais, dans certaines régions, c’est aussi un fabricant de roues (variante de Rouyer). C’est dans l’Est que le nom est le plus répandu (54, 52).

Royer est classé au 2932090ème rang des noms de famille en France

R comme Royer

Dans ma généalogie

 

Le premier à porter ce nom est mon grand-père maternel Pierre (sosa  ). C’est une branche où je remonte assez loin, mais il semble difficile d’aller plus loin que Nicolas Royer car plusieurs autres cousins généalogistes se sont penchés sur cette famille et tout le monde est bloqué au même point.

Ils sont originaires de Lorraine et de Haute-Marne. Ils étaient Sabotier, Boisselier, Sculpteur (tailleur de pierre) ou horticulteur.

R comme Royer

Alfred Joseph Royer (1876-1933)

Alfred Royer est né à Vaucouleurs en 1876. Il épouse Pauline Garnier en 1903. Soldat pendant la première guerre mondiale, il s’est retrouvé dans les tranchées à Verdun. Pour être démobilisé, a priori,  il fallait être père de six enfants vivants hors sur ses sept enfants, seulement cinq avaient survécu. Sa femme le rejoignit dans les tranchées (légende familiale). Neuf mois plus tard Germaine naquit,  Alfred rentra à la maison. Il était sculpteur à son compte tout comme son père avant lui. Il décédera en 1933, dix ans après Pauline laissant trois enfants mineurs élevés ensuite par la fille ainée.

Alfred Joseph Royer (1876-1933)Alfred Joseph Royer (1876-1933)

Photomontage

Cette photo est la seule que nous ayons des parents de mon grand-père maternel. C’est un photomontage réalisé avec les portraits présents sur leur tombe. Très peu de photos sont parvenues jusqu’à nous. Mon grand-père était le dernier de 9 enfants et il a été orphelin de mère à 5 ans et de père à 11. Si d’autres photos existaient elles ne sont pas arrivés de ce côté de la famille.

Alfred Royer et Pauline Garnier (Vaucouleurs)

Alfred Royer et Pauline Garnier (Vaucouleurs)