R comme Royer

R comme Royeroyer

Origine (source Geneanet)

Il peut s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, Hrodhari (hrod = gloire + hari = armée). Mais, dans certaines régions, c’est aussi un fabricant de roues (variante de Rouyer). C’est dans l’Est que le nom est le plus répandu (54, 52).

Royer est classé au 2932090ème rang des noms de famille en France

R comme Royer

Dans ma généalogie

 

Le premier à porter ce nom est mon grand-père maternel Pierre (sosa  ). C’est une branche où je remonte assez loin, mais il semble difficile d’aller plus loin que Nicolas Royer car plusieurs autres cousins généalogistes se sont penchés sur cette famille et tout le monde est bloqué au même point.

Ils sont originaires de Lorraine et de Haute-Marne. Ils étaient Sabotier, Boisselier, Sculpteur (tailleur de pierre) ou horticulteur.

R comme Royer

Alfred Joseph Royer (1876-1933)

Alfred Royer est né à Vaucouleurs en 1876. Il épouse Pauline Garnier en 1903. Soldat pendant la première guerre mondiale, il s’est retrouvé dans les tranchées à Verdun. Pour être démobilisé, a priori,  il fallait être père de six enfants vivants hors sur ses sept enfants, seulement cinq avaient survécu. Sa femme le rejoignit dans les tranchées (légende familiale). Neuf mois plus tard Germaine naquit,  Alfred rentra à la maison. Il était sculpteur à son compte tout comme son père avant lui. Il décédera en 1933, dix ans après Pauline laissant trois enfants mineurs élevés ensuite par la fille ainée.

Alfred Joseph Royer (1876-1933)Alfred Joseph Royer (1876-1933)

Photomontage

Cette photo est la seule que nous ayons des parents de mon grand-père maternel. C’est un photomontage réalisé avec les portraits présents sur leur tombe. Très peu de photos sont parvenues jusqu’à nous. Mon grand-père était le dernier de 9 enfants et il a été orphelin de mère à 5 ans et de père à 11. Si d’autres photos existaient elles ne sont pas arrivés de ce côté de la famille.

Alfred Royer et Pauline Garnier (Vaucouleurs)

Alfred Royer et Pauline Garnier (Vaucouleurs)

X comme Xerantheme

Xéranthème : Plante appartenant à la famille des Astéracées et au genre Xeranthemum.

Ce n’est pas de cette plante en particulier que je veux vous parler mais plutôt des plantes et du métier de maraicher-horticulteur, c’était le métier de mon grand-père Pierre Royer dont je vous ai déjà parlé.

Que de souvenirs d’heures passées dans ce jardin merveilleux de près d’un hectare, la cerisaie comme nous avons l’habitude de l’appeler dans ma famille.

En fonction des périodes de l’année j’ai le souvenir de champs d’œillets de poètes, de glaïeuls, de chrysanthèmes. Que de souvenirs à aider à dépoter les fleurs, surtout sans casser les petits pots noirs en plastiques destinés à être réutilisés, pour pouvoir les replanter en pleine terre.

Combien de temps passé à aller récolter, radis (mon péché mignon!) haricots, carottes, salades, petits pois, asperges. Ensuite, nous aidions à préparer les conserves (surtout de haricots) ou les bocaux de cornichons, cela permettait à tout le monde d’en avoir pour tout l’hiver.

Combien de fois avons nous attendu avec impatience l’arrivée des framboises et des mirabelles pour nous régaler à la belle saison?

Combien de fois avons-nous oublié la tortue Caroline (je sais très original lol) dehors et combien de fois l’avons-nous retrouvée dans les fraisiers. Ben oui c’était une tortue de luxe qui préférait les fraises à la salade.

Combien de fois sommes-nous descendus en faisant la course pour aller allumer ou éteindre les tourniquets ?

A combien de cache-cache avons-nous joué sous le chartil, à entrer par une porte du vieux Tube Citroën et à sortir par l’autre en passant entre les cagettes, et à nous faire houspiller par pépère qui était en train de préparer le marché du lendemain.

J’ai hérité de ces moments passés le goût pour les légumes frais. J’avoue je suis nostalgique de ce temps, mon grand-père me manque.  Mais au moins quand je suis dans mon jardin je pense à lui, il est toujours présent à travers les fleurs et mes souvenirs.

Xéranthème

Xéranthème

R comme Royer Pierre

Pierre Royer était mon grand-père, mais ne cherchez pas son acte de naissance sous ce prénom. Pour l’état-civil il s’appelait Daniel, mais il a été baptisé Pierre à l’église. Un petit problème de compréhension entre ses parents.  La légende familiale voulait que pour qu’un soldat ne soit pas envoyé au front pendant la première guerre mondiale il fallait un certains nombre d’enfants « vivants » à la maison. Pauline, sa mère, serait donc allé dans les tranchés où se trouvait son mari pour avoir un enfant en plus et qu’il rentre à la maison. Je ne sais si c’est vrai mais mon grand-père était de décembre 1918, il faut que je vois si mon arrière-grand-père a eu une permission vers février/mars.

Il fût très tôt orphelin, de mère à 10 ans et de père à 15. Il commença par suivre les traces de son père et devint tailleur de pierre.

 

J’ai eu la chance de pouvoir discuter avec lui avant qu’il nous quitte. Soldat pendant la seconde guerre mondiale il fut rapidement fait prisonnier. Après être passé par le Stalag XIII A près de Nuremberg, il fût envoyé en tant qu’Arbeitskommando dans une ferme en Tchécoslovaquie. Toujours prisonnier, il devait officiellement être de la main d’œuvre gratuite pour une famille de collaborateurs nazis. Cependant cette famille était dans la résistance et avec mon grand-père ils ont fait évader des prisonniers. Mon grand-père a traversé plusieurs fois l’Europe en guerre pour emmener ces évadés d’un point A à un point B. Il est même allé jusqu’à l’embouchure du Danube. On pourrait me dire que ce sont les souvenirs d’un vieil homme, il avait plus de 80 ans quand il me l’a raconté, mais j’ai des preuves. En effet, après la guerre il a reçu plusieurs courriers de cette famille tchécoslovaque qui devait prouver que leur collaboration avec les nazis n’était qu’une couverture.

Les prisonniers du Stalag XIII

A côté de l’Oflag XIII, sur le même terrain, se trouvait le Stalag XIII A, camp de soldats et sous-officiers prisonniers. A la mi-août 1940 déjà 80.000 prisonniers belges y furent internés et peu après séparés, les 50.000 Flamands pouvant rentrer chez eux tandis que les Wallons restèrent détenus. A cause du nombre grandissant de prisonniers les autorités divisèrent le camp en 3 camps, les Stalags XIII A, B et C, à partir de 1943 il existe aussi un Stalag XIII D.

La plupart des prisonniers du Stalag furent très vite intégrés sous forme de commandos de travail (Arbeitskommandos) dans l’économie allemand e qui pouvait ainsi remplacer les travailleurs mobilisés, et détenus dans des camps d’entreprises, souvent des écoles ou des auberges qui offraient rarement un hébergement humain et une protection suffisante contre les attaques aériennes. Les prisonniers français furent présents dans tous les domaines de l’économie allemande, que ce soit agriculture, industrie ou même dans les services municipaux. Ainsi à Nuremberg, un document des Archives municipales concernant l’hébergement des prisonniers constate déjà dès le 7 août 1940 la présence de 300 prisonniers français à l’usine MAN. Selon une statistique du 28 août 1940, 1172 prisonniers (890 Français, 184 Belges, 100 Polonais) travaillent déjà dans l’industrie d’armement p. ex.à l’entreprise Faun (65) et chez Siemens- Schuckert (264) et également dans l’agriculture (46) ou à la brasserie Tucher (20). Les chiffres livrés par une statistique du 28 octobre 1941,donc avant l’arrivée en masse des prisonniers soviétiques déjà sont impressionnants.

Source : « Les prisonniers de guerre français à Nuremberg 1940-1945 » de Danièle List

Site : http://www.rijo.homepage.t-online.de/pdf/FR_NU_WK2_pg.pdf

 

Il rentra à la maison en 1945 soit cinq ans après être parti et cinq ans après avoir épousé ma grand-mère. Ils ont été mariés trois mois avant qu’il ne soit mobilisé. Ils durent reprendre leur vie où elle s’était arrêtée. Ils achetèrent du terrain, devinrent horticulteurs et eurent six enfants.

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