Calendrier de l’avent 2014 – 25 : le Batelier

Tableau représentant le bateau "Erié" ayant appartenu à la famille Dumont
Tableau représentant le bateau « Erié » ayant appartenu à la famille Dumont

Voici ce que j’avais écris au sujet de ce métier dans mon billet « B comme batelier » lors du Challenge AZ 2013 :

Le batelier est une profession dont le métier consiste à piloter un bateau fluvial, une péniche, pousseur ou convoi fluvial naviguant sur le réseau des voies navigables intérieures. Il ne faut pas le confondre avec le métier de marinier. Je commence à m’intéresser à ce métier car c’est le métier des ancêtres de mon ami et par conséquent de ceux de mon bébé.

Très ancienne profession apparue avec la navigation sur les rivières, elle a évolué notablement avec l’apparition des canaux qui a amené les familles entières à s’installer à bord du bateau. Très importante corporation pendant de nombreux siècles du fait de son rôle majeur dans l’approvisionnement des régions en marchandises de toutes sortes, et aussi dans le transport des voyageurs, elle est devenue, avec le développement du chemin de fer puis de la route, le fait d’un petit nombre de gens vivant d’une manière assez marginale, en étant sur terre et sur l’eau en même temps.

Au milieu du XIXe siècle la nécessité de transporter loin des marchandises pour les besoins notamment de l’industrie obligea le batelier à « faire de grands voyages » et il dut (entre autres pour réduire les coûts afin d’être concurrentiel avec le chemin de fer) embarquer sa famille qui constitua du même coup la main d’œuvre.

Les voyages lents, souvent longs, ont longtemps éloigné les enfants de l’éducation, la seule alternative possible étant de les placer dans des internats. C’est exactement ce qui est arrivé à mon ami qui a grandi sur le bateau jusqu’à ses six ans puis ensuite il a dû entrer à l’internat. Cette option restreignait la vie en famille. Les parents bateliers étaient généralement absents lors des fins de semaine du fait de leurs perpétuels déplacements et ne pouvaient donc pas aller chercher leurs enfants scolarisés.

L’équipage d’une péniche est généralement restreint: le batelier, son épouse (généralement batelière également), un enfant, et parfois, un matelot. N’ayant pas de mécanicien à bord, le batelier doit être capable d’assurer les petites réparations de base sur le moteur, l’installation électrique ou la robinetterie.

Les conditions de vie ont été difficiles jusqu’au milieu du XXe siècle. Jusqu’à cette époque (et même au-delà) l’électricité et l’eau courante ne sont pas présentes sur les péniches. L’électricité n’était présente que grâce à des batteries. De plus, les horaires de travail et l’entretien du bateau sont très contraignants.

 

Dans la généalogie de mon conjoint

 

  • Edouard, Joseph BOULONNE 1843-, fils de François, Joseph et Rosine, Joseph DANHIERES, marié avec Eugénie ECHEVAIN
    • Né le 21 septembre 1843 – Château-L’Abbaye (59)
  • Louis, Joseph LENGLET 1801-1892, fils d’Antoine, Joseph et Caherine, Joseph DROISSART, marié avec Rosalie BEAUDRY
    • Né le 21 nivôse an IX (11 janvier 1801) – Maulde (59)
    • Décédé le 22 mai 1892 – Maulde (59)
  • Jean-François DETURCK, marié avec Félicité DESMETTE
  • Eugène ECHEVAIN, marié avec Virginie LEBON
  • François, Antoine AUFILS 1857-, fils de Jean et Marguerite BUJON, marié avec Eugénie DESCOURSES
    • Né le 11 juillet 1857 – Saint-Amand-Montrond, (18)
  • Gabriel, Alexis CHARBONNIER ca 1861-, marié avec Rose PONTONNIER
  • François, Jean-Baptiste BOULONNE 1875-1948, fils d’Edouard, Joseph et Eugénie ECHEVAIN, marié avec Léontine LENGLET
  • Emile, Joseph LENGLET 1841-, fils de Louis, Joseph et Rosalie BEAUDRY, marié avec Flore, Adolphine DETURCK
    • Né le 8 mars 1841 – Saint-Omer(62)
  • Jean AUFILS 1826-, fils de Jeanne AUFILS, marié avec Marie CHAUCHET
    • Né le 18 septembre 1826 – Marigny,03210,Allier,Auvergne,FRANCE
  • Gabriel DESCOURSES ca 1821-, marié avec Catherine AUDEBERT

Calendrier de l’avent 2014 – 24 : le Cordonnier

Le Cordonnier - Source Gallica
Le Cordonnier – Source Gallica

Selon une étymologie populaire, cordonnier vient du mot corde, car les premiers cordonniers utilisaient des cordes pour fabriquer des chaussures : une légende fantaisiste veut que le faiseur de chaussure de Charles II le Chauve n’ayant pas les cordons (lacets) que lui réclamaient le roi en 859, ce dernier fit imprimer sur son front le sceau « cordon-nié ». Une autre légende merveilleuse selon Pétrus Borel veut que cordonnier vient de « cors » (les chaussures donnant des cors). En réalité, il vient de cordouinier, de l’ancien français cordoan (mot attesté au XIIe siècle), « cuir de Cordoue », en référence à Cordoue, ville espagnole dont le cuir était jadis très réputé (cuir estampé puis patiné surtout posé en mural) et dont les Maures avaient reçu des marocains le secret de la maroquinerie. Avec le temps le mot cordouinier est devenu cordonnier. Cordonnier a concurrencé et supplanté l’ancien français sueur (du latin sutor, celui qui coud, réalise une suture, mot employé jusqu’au XVe siècle) et corvoisier, du latin Cordubensis, « de Cordoue », devenu cordovensis puis cordovesarius. Le corvoisier fabriquait des souliers neufs ou de luxe, mais beaucoup de réparateurs de souliers ont usurpé ce titre, si bien que le terme de cordonnier s’est dissocié de celui de corvoisier et de ses usurpateurs. La fabrication industrielle des chaussures au XXe siècle entraîne la disparition du savetier au profit du cordonnier qui s’est spécialisé dans la réparation.

Ce métier est aussi en voie de disparition, maintenant, les souliers, bottes, se font en usine et non à la main. Dans les pays plus pauvres, on trouve des « cordonniers » mais au contraire, dans les pays plus riches, ils sont fabriqués en usines.

Au sens premier le cordonnier est l’artisan qui fabrique des souliers, bottes, mules et pantoufles, en cuir, surtout en peau de cochon. Ceux qui les réparaient étaient appelés « Raccommodeurs de souliers » ou « Cordonniers » en vieux français. De nos jours, on différencie le « cordonnier réparateur » du « cordonnier bottier ».

Dans ma généalogie

  • Jean-Charles HENRY (sosa 198) 1751-, fils de Jean-Baptiste et Thérèse BALET, marié avec Catherine GADAULT
    •  Né le 28 janvier 1751 – Mattaincourt (88)
  •  Jean-Marie PAILLIETTE (sosa 148) 1797-, fils d’Antoine, Henry, Remi et Marie Geneviève VIDRON, marié avec Marie-Adelaïde BOUCHE
    • Né le 9 août 1797 – Soissons (02)
  • Antoine, Henry, Remi PAILLIETTE (sosa 296) 1764-, fils de Jean-François et Marie-Madeleine COCON, marié avec Marie Geneviève VIDRON
    • Né le 30 janvier 1764 – Soissons (02)
  •  François OGER (sosa 950)1703-1747, fils de Jean et Marguerite GOBINET, marié avec Marie-Anne BRUGNON
    • Né le 26 avril 1703 – Saint Michel (02)
    • Décédé le 24 mars 1747 – Saint Michel (02)

 

Saint-Michel - Source Cassini
Saint-Michel – Source Cassini

 

 

 

Source

Wikipedia

Vieux métiers

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