Calendrier de l’avent 2014 – 24 : le Cordonnier

Le Cordonnier - Source Gallica
Le Cordonnier – Source Gallica

Selon une étymologie populaire, cordonnier vient du mot corde, car les premiers cordonniers utilisaient des cordes pour fabriquer des chaussures : une légende fantaisiste veut que le faiseur de chaussure de Charles II le Chauve n’ayant pas les cordons (lacets) que lui réclamaient le roi en 859, ce dernier fit imprimer sur son front le sceau « cordon-nié ». Une autre légende merveilleuse selon Pétrus Borel veut que cordonnier vient de « cors » (les chaussures donnant des cors). En réalité, il vient de cordouinier, de l’ancien français cordoan (mot attesté au XIIe siècle), « cuir de Cordoue », en référence à Cordoue, ville espagnole dont le cuir était jadis très réputé (cuir estampé puis patiné surtout posé en mural) et dont les Maures avaient reçu des marocains le secret de la maroquinerie. Avec le temps le mot cordouinier est devenu cordonnier. Cordonnier a concurrencé et supplanté l’ancien français sueur (du latin sutor, celui qui coud, réalise une suture, mot employé jusqu’au XVe siècle) et corvoisier, du latin Cordubensis, « de Cordoue », devenu cordovensis puis cordovesarius. Le corvoisier fabriquait des souliers neufs ou de luxe, mais beaucoup de réparateurs de souliers ont usurpé ce titre, si bien que le terme de cordonnier s’est dissocié de celui de corvoisier et de ses usurpateurs. La fabrication industrielle des chaussures au XXe siècle entraîne la disparition du savetier au profit du cordonnier qui s’est spécialisé dans la réparation.

Ce métier est aussi en voie de disparition, maintenant, les souliers, bottes, se font en usine et non à la main. Dans les pays plus pauvres, on trouve des « cordonniers » mais au contraire, dans les pays plus riches, ils sont fabriqués en usines.

Au sens premier le cordonnier est l’artisan qui fabrique des souliers, bottes, mules et pantoufles, en cuir, surtout en peau de cochon. Ceux qui les réparaient étaient appelés « Raccommodeurs de souliers » ou « Cordonniers » en vieux français. De nos jours, on différencie le « cordonnier réparateur » du « cordonnier bottier ».

Dans ma généalogie

  • Jean-Charles HENRY (sosa 198) 1751-, fils de Jean-Baptiste et Thérèse BALET, marié avec Catherine GADAULT
    •  Né le 28 janvier 1751 – Mattaincourt (88)
  •  Jean-Marie PAILLIETTE (sosa 148) 1797-, fils d’Antoine, Henry, Remi et Marie Geneviève VIDRON, marié avec Marie-Adelaïde BOUCHE
    • Né le 9 août 1797 – Soissons (02)
  • Antoine, Henry, Remi PAILLIETTE (sosa 296) 1764-, fils de Jean-François et Marie-Madeleine COCON, marié avec Marie Geneviève VIDRON
    • Né le 30 janvier 1764 – Soissons (02)
  •  François OGER (sosa 950)1703-1747, fils de Jean et Marguerite GOBINET, marié avec Marie-Anne BRUGNON
    • Né le 26 avril 1703 – Saint Michel (02)
    • Décédé le 24 mars 1747 – Saint Michel (02)

 

Saint-Michel - Source Cassini
Saint-Michel – Source Cassini

 

 

 

Source

Wikipedia

Vieux métiers

Gallica

Calendrier de l’avent 2014 – 16 : L’Eclusier

Source : Vieuxmétiers.org
Source : Vieuxmétiers.org

Il est responsable de son ouvrage, doit assurer le passage des bateaux dans les meilleures conditions de sécurité possible tout en veillant à la fluidité du trafic fluvial. Il peut également assurer l’entretien de son ouvrage et de ses abords (tonte, élagage, fauchage, peinture, graissage…).

Jacques Brel en a fait une chanson

Les mariniers
Me voient vieillir
Je vois vieillir
Les mariniers
On joue au jeu
Des imbéciles
Où l’immobile
Est le plus vieux
Dans mon métier
Même en été
Faut voyager
Les yeux fermés.
Ce n’est pas rien d’être éclusier
Les mariniers
Savent ma trogne
Ils me plaisantent
Et ils ont tort
Moitié sorcier
Moitié ivrogne
Je jette un sort
À tout c’qui chante
Dans mon métier
C’est en automne
Qu’on cueille les pommes
Et les noyés
Ce n’est pas rien d’être éclusier
Dans son panier
Un enfant louche
Pour voir la mouche
Qui est sur son nez
Maman ronronne
Le temps soupire
Le chou transpire
Le feu ronchonne
Dans mon métier
C’est en hiver
Qu’on pense au père
Qui s’est noyé
Ce n’est pas rien d’être éclusier
Vers le printemps
Les marinières
M’font des manières
De leur chaland
J’aimerais leur jeu
Sans cette guerre
Qui m’a un peu
Trop abimé
Dans mon métier
C’est au printemps
Qu’on prend le temps
De se noyer

[ Ces sont L’Éclusier Paroles sur http://www.parolesmania.com/ ]

Dans la Généalogie de mon conjoint

Paul, Alexandre, Zéphir DUMONT   

  • Né le 17 août 1862 – Lehaucourt (02)
  • Décédé le 21 février 1898 – Lesdins (02)
  • Éclusier

D’après plusieurs autres généalogistes, il serait décédé d’un accident du travail en se noyant dans le canal.

Lehaucourt
Lehaucourt

Sources :

Vieux métiers

Wikipédia.fr

Gallica

Calendrier de l’avent 2014 – 10 Le maître d’école

EcoleC’est ce sacré Charlemagne qui a inventé l’école… Sous l’Ancien Régime, pas encore d’instituteurs anticléricaux : l’enseignement est dispensé par des régents ou des maîtres d’école très liés au clergé, voire membres de l’Église. Des précepteurs agissent directement dans les familles.

 Un métier aux multiples facettes…
La charge de maître d’école couvre des activités aussi diverses que surprenantes à nos yeux, du fait du lien étroit entre Église et École sous l’Ancien Régime. Le maître d’école, même s’il n’est pas clerc, demeure le bras droit du curé. Il se voit donc dans l’obligation d’assurer certaines charges. Le maître d’école fait ainsi office de sacristain. Il assiste le curé. Pour cela, on lui demande de chanter à l’église, de participer aux prières publiques, d’entretenir les luminaires ou même, plus globalement, toute l’église.
Le maître d’école est également chargé de la catéchèse. En enseignant le catéchisme chaque jour à ses élèves, il les prépare à recevoir les sacrements, notamment la première communion. Elle représente à la fois le couronnement de l’instruction religieuse et, pour beaucoup, la fin de la scolarité.
Le maître d’école assure encore la fonction d’agent paroissial. Il lui incombe d’aider la communauté villageoise à régler les problèmes administratifs. Il a souvent la charge des écritures de la paroisse, du secrétariat des réunions importantes ou encore de la lecture des actes administratifs.
Outre ces différentes fonctions auxiliaires, le maître d’école a bien entendu la charge d’enseigner. Il doit apprendre à ses élèves à lire, à écrire et à compter. Cependant, seule la lecture est considérée comme une priorité. À quoi s’ajoute pour les filles l’apprentissage de tâches manuelles et ménagères.

Un enseignement rudimentaire
L’enseignement dispensé par les maîtres d’école porte essentiellement sur la lecture, considérée comme un apprentissage indispensable et préalable à tous les autres. L’écriture elle-même n’est enseignée qu’ultérieurement. Le développement de l’imprimerie, au XVIIIème siècle, et la diffusion croissante de livres facilitent la généralisation de cet apprentissage.
La grammaire est enseignée mais dans des proportions assez faibles. De même l’orthographe, n’étant pas encore fixée, se confond avec l’écriture et ne constitue en rien une priorité pour les maîtres d’école. L’arithmétique, quant à elle, est écartée, souvent par manque de compétence des maîtres d’école eux-mêmes !
L’instruction générale délivrée par les maîtres d’école se limite donc le plus souvent à la lecture et au chant. L’enseignement religieux occupe bien souvent une place bien plus importante que ces deux activités.

Dans ma généalogie

Mes ancêtres étaient ont tout trois enseigné au XVIIIè siècle et pour deux d’entre eux j’ai aussi la certitude qu’ils étaient aussi Clerc de paroisse (sosas 904, 1808 et 3616). Ils ont tous les trois exercé dans de petits villages de l’Aisne.

Carte de l'Aisne - Source Cassini
Carte de l’Aisne – Source Cassini



Jacques HENNEGRAVE  

Sosa : 3 616

  • Décédé en 1712
  • Maitre d’école à Aguilcourt

Louis HENNEGRAVE  

Sosa : 1 808

  • Décédé le 15 février 1711 – Pignicourt (02)
  • Maitre d’école et Clerc de Paroisse à Pignicout
Acte de décès de Louis Hennegrave - Source AD 02 en ligne
Acte de décès de Louis Hennegrave – Source AD 02 en ligne

Charles Antoine HENNEGRAVE  

Sosa : 904

  • Né vers 1688
  • Décédé le 8 septembre 1770 à Aguilcourt(02)  à à l’âge de 82 ans
  • Maître d’école et clerc de la paroisse d’Aguilcourt
Hennegrave_PierreLouis_N_1729_Aguilcourt
Acte de naissance de Pierre Louis Hennegrave fils de Charles Antoine Hennegrave – Source AD 02 en ligne

 

Sources :

Genealogie.com

Wikipédia.fr

Alembert

Gallica

 

 

Calendrier de l’avent 2014 – 5 : le Fileur

Le fileur, la fileuse, l’ouvrier de filature

Définition

La fileuse (celle des filatures industrielles) était responsable d’un ou plusieurs métiers à filer

fileuse
La fileuse – Source Gallica

(ou à retordre), machines destinées à réalisées des bobines de fil destinées à la vente (bobines de fil simple ou de fils retordus, c’est à dire comportant 3 ou 4 fils tressés).Certains métiers mesuraient entre 20 et 25 mètres de long et comportaient une quarantaine de broche. Les fileuses devaient alimenter les métiers en mèches placées derrière les machines dans des très grands « pots » (ou en fils placés en haut des machines pour les métiers à retordre). elles devaient surtout rebouter les fréquents fils cassés, devant !

Dans ma généalogie, deux départements sont concernés par cette industrie : l’Aisne et les Ardennes

Les filatures dans l’Aisne

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Carte des filatures de l’Aisne en 1880 – Source Histoireaisne.org

L’industrie de la laine était la plus importante en 1880 puisqu’elle employait 6.600 ouvriers, plus de la moitié de ceux qui se trouvaient alors dans toute l’industrie textile et plus du quart de tous les ouvriers vivant alors dans le département. Elle était concentrée à peu près uniquement dans les deux  rrondissements du nord : ceux de Vervins et de Saint-Quentin.

Les filatures dans les Ardennes

carte_filatures_ardennes
Carte des filatures dans les Ardennes – Source étude de la région Champagne-Ardenne 2009

Une enquête de la Région Champagne-Ardenne de 2009 a recensé 60 filatures (19e siècle ; 20e siècle), dont 31 ont été sélectionnées pour l’étude.
Leur localisation s’organise en 3 foyers principaux :
– la vallée de la Meuse (et ses affluents) en amont de Sedan, et surtout à Sedan même,
– dans l’ouest du département, le long de la vallée de la Vaux,
– Le Rethelois.
La majorité des filatures se trouve dans le bassin sedanais, dont elles constituent l’activité historique depuis l’installation de la manufacture royale du Dijonval au milieu du 17e siècle. Alors que ce foyer est le plus ancien, c’est également celui dont l’activité a perduré le plus tardivement (3e quart 20e siècle). La période d’activité des usines de la vallée de la Vaux n’a par contre pas dépassée la Première Guerre mondiale. Les premières filatures mécanisées apparaissent à la suite de celles d’Angecourt et de Mouzon, construites sous l’impulsion du baron Poupart de Neuflize, respectivement en 1807 et 1809. Elles utilisaient directement l’énergie hydraulique et très vite la vapeur (Lainé à Rethel), puis l’électricité produite in-situ par l’intermédiaire de turbines hydroélectriques. Les bâtiments de hauteur caractérisent les premiers âges de la filature concentrée. Lalobbe, Mouzon, Angecourt, Givonne et Pouru-Saint-Remy (bâtiments disparus, mais documentés), Rethel, La Ferté-sur-Chiers et Chémery-sur-Bar (bâtiments conservés) en sont les meilleurs exemples. A la fin du 19e siècle, les filatures se développent en surface et non en hauteur, à l’exemple d’Hannogne-Saint-Martin où la filature primitive qui brûle est reconstruite avec des bâtiments à shed en rez-de-chaussée. Sur la fin du 19e siècle, alors que le tissage est intégré aux unités de production, les usines s’étendent. Les sites anciens s’adaptent (Givonne), d’autres sont créés de toute pièce (usine de l’espérance à Floing).

Dans ma généalogie

J’ai plusieurs branches qui sont concernées par ces métiers, aussi bien de mon côté que de celui de mon conjoint.

  • Aimé, Joseph JUSTE 1805-1871, fils de Gille (Hermenegilde) et Catherine, Josèphe MAGNIER, marié avec Eusèbe JULIEN – Saint-Quentin (Aisne)
  • Elisabeth Adélaïde GOSSET 1793-1857, fille de Jean-Baptiste , mariée avec Augustin Isidore BRASSEUR – Saint-Michel (Aisne)
  •  Marie Louise DESQUILBET 1755-1834, fille de Jacques et Marie-Louise OGER, mariée avec Pierre Joseph BRASSEUR – Saint-Michel (Aisne)
  • Marie Madelaine TROCME 1764-1802, fille de Pierre et Cécile DOLLE, mariée avec Éloi DUMONT  – Levergies (Aisne)
  • Marguerite RANDON †1829, mariée avec Jean-Pierre PÉCHENET – Marvaux-Vieux (Ardennes)
  • Jean-Baptiste PÉCHENET †1785, marié avec Catherine CLIQUET – Marvaux-Vieux (Ardennes)
marvauxvieux
Marvaux-Vieux – Source Cassini

 

 

Sources

Etat  de  l’industrie dans le Département l’Aisne entre 1869 et 1880, comparé à I’état actuel – p 108 à 134

Etude de la Région Champagne-Ardenne de 2009 sur les Filatures 

Gallica

 

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