Calendrier de l’avent 2014 – 16 : L’Eclusier

Source : Vieuxmétiers.org
Source : Vieuxmétiers.org

Il est responsable de son ouvrage, doit assurer le passage des bateaux dans les meilleures conditions de sécurité possible tout en veillant à la fluidité du trafic fluvial. Il peut également assurer l’entretien de son ouvrage et de ses abords (tonte, élagage, fauchage, peinture, graissage…).

Jacques Brel en a fait une chanson

Les mariniers
Me voient vieillir
Je vois vieillir
Les mariniers
On joue au jeu
Des imbéciles
Où l’immobile
Est le plus vieux
Dans mon métier
Même en été
Faut voyager
Les yeux fermés.
Ce n’est pas rien d’être éclusier
Les mariniers
Savent ma trogne
Ils me plaisantent
Et ils ont tort
Moitié sorcier
Moitié ivrogne
Je jette un sort
À tout c’qui chante
Dans mon métier
C’est en automne
Qu’on cueille les pommes
Et les noyés
Ce n’est pas rien d’être éclusier
Dans son panier
Un enfant louche
Pour voir la mouche
Qui est sur son nez
Maman ronronne
Le temps soupire
Le chou transpire
Le feu ronchonne
Dans mon métier
C’est en hiver
Qu’on pense au père
Qui s’est noyé
Ce n’est pas rien d’être éclusier
Vers le printemps
Les marinières
M’font des manières
De leur chaland
J’aimerais leur jeu
Sans cette guerre
Qui m’a un peu
Trop abimé
Dans mon métier
C’est au printemps
Qu’on prend le temps
De se noyer

[ Ces sont L’Éclusier Paroles sur http://www.parolesmania.com/ ]

Dans la Généalogie de mon conjoint

Paul, Alexandre, Zéphir DUMONT   

  • Né le 17 août 1862 – Lehaucourt (02)
  • Décédé le 21 février 1898 – Lesdins (02)
  • Éclusier

D’après plusieurs autres généalogistes, il serait décédé d’un accident du travail en se noyant dans le canal.

Lehaucourt
Lehaucourt

Sources :

Vieux métiers

Wikipédia.fr

Gallica

B comme Batelier

Le batelier est une profession dont le métier consiste à piloter un bateau fluvial, une péniche, pousseur ou convoi fluvial naviguant sur le réseau des voies navigables intérieures. Il ne faut pas le confondre avec le métier de marinier. Je commence à m’intéresser à ce métier car c’est le métier des ancêtres de mon ami et par conséquent de ceux de mon bébé.

Très ancienne profession apparue avec la navigation sur les rivières, elle a évolué notablement avec l’apparition des canaux qui a amené les familles entières à s’installer à bord du bateau. Très importante corporation pendant de nombreux siècles du fait de son rôle majeur dans l’approvisionnement des régions en marchandises de toutes sortes, et aussi dans le transport des voyageurs, elle est devenue, avec le développement du chemin de fer puis de la route, le fait d’un petit nombre de gens vivant d’une manière assez marginale, en étant sur terre et sur l’eau en même temps.

Au milieu du XIXe siècle la nécessité de transporter loin des marchandises pour les besoins notamment de l’industrie obligea le batelier à « faire de grands voyages » et il dut (entre autres pour réduire les coûts afin d’être concurrentiel avec le chemin de fer) embarquer sa famille qui constitua du même coup la main d’œuvre.

Les voyages lents, souvent longs, ont longtemps éloigné les enfants de l’éducation, la seule alternative possible étant de les placer dans des internats. C’est exactement ce qui est arrivé à mon ami qui a grandi sur le bateau jusqu’à ses six ans puis ensuite il a dû entrer à l’internat. Cette option restreignait la vie en famille. Les parents bateliers étaient généralement absents lors des fins de semaine du fait de leurs perpétuels déplacements et ne pouvaient donc pas aller chercher leurs enfants scolarisés.

L’équipage d’une péniche est généralement restreint: le batelier, son épouse (généralement batelière également), un enfant, et parfois, un matelot. N’ayant pas de mécanicien à bord, le batelier doit être capable d’assurer les petites réparations de base sur le moteur, l’installation électrique ou la robinetterie.

Les conditions de vie ont été difficiles jusqu’au milieu du XXe siècle. Jusqu’à cette époque (et même au-delà) l’électricité et l’eau courante ne sont pas présentes sur les péniches. L’électricité n’était présente que grâce à des batteries. De plus, les horaires de travail et l’entretien du bateau sont très contraignants.

Il existe un feuilleton télévisé L’Homme du Picardie (1968) qui montre de manière romancé la manière dont pouvaient vivre les bateliers dans les années 60.Il était très réaliste et a utilisé comme figurants des bateliers professionnels. Les grands-parents de mon ami sont apparus dans un épisode de cette série. Ils ont également étaient figurant dans le film Le baron de l’écluse avec Jean Gabin(1960), mais là malheureusement ils ont été coupés au montage.

Tableau représentant le bateau "Erié" ayant appartenu à la famille Dumont
Tableau représentant le bateau « Erié » ayant appartenu à la famille Dumont

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