Une visite aux archives de l’Aisne mi-figue, mi-raisin

Cela fait plusieurs semaines que je prévoyais d’aller aux archives de l’Aisne à Laon, j’avais plusieurs documents à y récupérer :

Acte de notoriété du juge de paix de st Quentin du 23 décembre 1854

Acte absent des archives de l’Aisne

Acte de jugement du tribunal de première instance de Laon du 12 décembre 1860

Il manque 6 mois aux archives et forcément c’est juillet-décembre 1860 !

Acte notarié chez Me Creté de st Quentin du 27 novembre 1860

Le seul notaire portant ce nom aux archives ne travaillait pas à St Quentin

Acte notarié chez  Me Flamant de Guise du 16 novembre 1860

J’ai trouvé l’acte mais au final il ne fait que deux lignes. C’est vraiment clair et précis, on peut dire que le notaire va droit au but (déjà fan de l’OM?)

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Autorisation de mariage de François Pailliette pour sa fille – Acte du notaire Me Flamant de St Quentin – 1860 – Source AD Aisne

 

Acte de décès à Lesdins en 1898

Je cherchais également un acte de décès, qui était disponible au format numérique, mais compte tenu de la date pas encore en ligne sur leur site internet. Je l’ai trouvé, mais soit il faut en demander une copie payante, soit il faut faire une photo de l’écran d’ordinateur. Au final j’ai l’information mais la qualité n’est pas top.

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Acte de décès de Paul Dumont à Lesdins en 1898 – Source AD Aisne

 

Recensements de Chauny avant la Première guerre mondiale

Ils ne l’avaient pas, d’après eux cela doit encore se trouver dans les communes.

Acte de décès à Laon après 1860

Je cherche le décès de Constance Massioux. Elle était présente au mariage de sa fille en 1860. Elle a toujours vécu à Laon donc j’ai consulté les tables décennales jusqu’en 1902 mais je ne la trouve pas. J’ai par contre trouvé trois personnes avec ce nom peut répandu donc je vais aller voir si cela peut m’apporter des informations sur la famille.

Au final 5 de mes 7 recherches sont restées infructueuses. Cependant j’ai découvert sur place qu’ils avaient une monographie de Léhaucourt et ils peuvent pour certaines les envoyer gratuitement par mail. J’espère donc la recevoir rapidement.

Par contre j’ai passé un très bon moment avec Evelyne de Ciel mes aïeux  et rien que pour cela le déplacement valait le coup!

 

 

Anonymisation et généalogie

La commission européenne se penche sur le droit à l'oubli. Ce que je peux comprendre d'un point de vue juridique, surtout vu de mon travail. Les justiciables condamnés ou non, préfèrent ne pas voir leurs noms apparaitre dans des décisions de justice. C'est d'ailleurs pourquoi les institutions judiciaires suivent les recommandations de la CNIL.

Cependant étendre ces applications à tous les textes que nous pouvons consulter aux archives revient de mon point de vue à la mort de la généalogie. Comment remonter les générations, découvrir que l'un de nos ancêtre a été soldat de Napoleon ou bien qu'une branche de la famille est originaire d'un autre pays? Comment avoir des racines si nous descendons tous de M. X… et de Mme Y…? C'est la disparition de notre identité car toutes ces informations qui disparaitraient effaceraient le fondement de celle-ci.

Au delà de cela c'est aussi l'extinction des Archives et du métier d'archiviste. Si toutes ces données sont détruites il n'y a plus aucun intérêt à en garder la mémoire. Et à long terme c'est aussi la disparition de l'Histoire. Comment étudier une période où toutes les informations sur les acteurs ont disparu? Que devons-nous faire de la déclaration des droits de l'homme anonymiser les signataires? Adieu Mirabeau, Rousseau, Talleyrand et les autres. Bienvenus M. X…, M. Y… et M. Z…

Le droit à l'oubli est légitime, mais tant qu'il y aura des lois qui régissent les archives les plus récentes, les personnes vivantes restent protégées par ce droit.  Objectivement une personne décédée il y a 150 ou 300 ans n'a que faire de voir des informations le concernant rendues publique. Protéger les données récentes d'une diffusion trop importante sur internet et surtout à des fins commerciales est fondé. Il faut cependant tempérer, mais surtout protéger ces informations et les diffuser dans un cadre bien précis. Comme l'indique l'AAF "La com­mis­sion euro­péenne sem­ble igno­rer l’exis­tence de ser­vi­ces spé­cia­li­sés dans la bonne ges­tion des docu­ments et des don­nées, ser­vi­ces cons­ti­tués d’experts, appli­quant une déon­to­lo­gie stricte, et dont la res­pon­sa­bi­lité n’a jamais été remise en cause. Archivistes, ges­tion­nai­res de docu­ments, ils sont en mesure d’orga­ni­ser la col­lecte et la conser­va­tion par­fai­te­ment sécu­ri­sée des infor­ma­tions, qui en garan­tis­sent l’inté­grité. Ils sont en mesure de régu­ler l’accès à ces don­nées en fonc­tion des droits de cha­cun, sous le contrôle du pou­voir judi­ciaire." [http://www.archivistes.org/Au-nom-du-droit-a-l-oubli-quel ]

Le droit à l'oubli oui, mais encadré et dans un temps donné.

 

Anonymisation et généalogie

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