57 couples passés à la question

Ces 57 couples sont mes ancêtres en ligne directe de la génération 4 ( mes AAGP) à la génération 7. Ils ne sont que 57 au lieu de 60 car j’ai un couple d’arrière-arrière-grand-parents qui était cousins germains. Ces couples sont ceux que j’ai décidé d’étudier pour écrire l’histoire de ma famille. C’est sans compter leurs frères et sœurs sur lesquels j’effectue également mes recherches. Lire la suite

Calendrier de l’avent 2014 – 22 : le Maçon

macon

Le Maçon – Source Gallica

Le maçon est un professionnel du bâtiment qui pratique la maçonnerie. Cette discipline consiste à créer, choisir et utiliser des éléments de construction composés de divers matériaux: pierre naturelle ou pierre artificielle (briques, blocs , etc.), mais aussi d’autres matériaux: paille, torchis, terre, bois, métaux, béton, etc.

Dans ma généalogie

J’ai beaucoup de maçons de la Creuse dans ma généalogie

  • Léonard ROCHETTE 1819- (sosa 42), fils de Jacques et Catherine DESMARTIN, marié avec Léonarde LAVERGNE
    • Né le 14 décembre 1819 à Reix (23)
  • Henri VOLONDAT 1896-1969 (sosa 10) , fils de Sylvain,Paul, Jean et Marie ROCHETTE, marié avec Léa, Yonne, Angèle JOUANETAUD
    • Né le 3 novembre 1896 – Reix  (23)
    • Décédé en novembre 1969 – Reims (51)
  • Sylvain,Paul, Jean VOLONDAT 1863-1909 (sosa 20), fils de Léonard et Catherine BUJAUD, marié avec Marie ROCHETTE
    • Né le 16 octobre 1863 – Chatain – Saint Goussaud(23)
    • Décédé le 21 février 1909 – Benevent L’Abbaye (23)
  • Paul Antoine JOUANETAUD 1865-1945 (sosa 22), fils de Léonard et Léonarde TIXIER, marié avec Marie-Angèle BOURRAT
    • Né le 2 novembre 1865 – Saint Goussaud (23)
    • Décédé le 10 juillet 1945 – Reims (51)
  • Vincent HALARY 1836-1908 (sosa 38), fils de Pierre et Anne METAYER, marié avec Alexis Nathalie SOILLE
    • Né le 20 septembre 1836 – Saint Goussaud (23)
    • Décédé le 29 octobre 1908 – Reims (51)
  • Pierre HALARY 1809- (sosa 76), fils de Léonard et Léonarde LEMERLE, marié avec Anne METAYER
    • Né le 30 juillet 1809 – Champegaud – Saint Goussaud (23)
  • Eugène Joseph HALARY 1866-1923, fils de Vincent et Alexis Nathalie SOILLE, marié avec Marie Suzanne TRIEB
    • Né le 6 août 1866 – Reims (51)
    • Décédé le 8 mai 1923 – Reims (51)
  • Edouard [René] VOLONDAT 1907, fils de Sylvain,Paul, Jean et Marie ROCHETTE, marié avec Berangère, Thérèse DROUIN
  • Léonard VOLONDAT 1822-1897 (sosa 40), fils de Jean et Jeanne CHEVAILLAUD, marié avec Léonarde JOUANETAUD
    • Né le 30 juillet 1822 – Chatain – Saint Goussaud (23)
    • Décédé le 15 juillet 1897 – Chatain – Saint Goussaud (23)
  • Claude, Pierre ELOPHE (sosa 102) 1776-1847, fils de Claude et Anne LAURENT, marié avec Catherine DETRONDE
    • Né en 1776
    • Décédé le 14 janvier 1847 – Vaucouleurs(55)
  • Christophe DEMANGE 1807-1849 (sosa 110), fils de François et Catherine, Théodore GODET, marié avec Thérèse GARNIER
    • Né le 23 novembre 1807 – Vaucouleurs (55)
    • Décédé le 22 avril 1849 – Vaucouleurs (55)
  • Paul DETRONDE (sosa 206), fils de Claude et Jeanne MOJOTEL, marié avec Anne VAUGIEN
  • Claude DETRONDE (sosa 412), fils de Claude et Anne VOISIN, marié avec Jeanne MOJOTEL
  • Léonard JOUANETAUD 1815-1905 (sosa 44), fils de Léonard et Léonarde DEVILLECHABROLLE, marié avec Léonarde TIXIER
    • Né le 23 août 1815 – Bourgt – Châtelus le Marcheix (23)
    • Décédé le 8 février 1905 – Fieux – Saint Goussaud (23)
  • Léonard JOUANETAUD ca 1767- (sosa 88), fils de François et Françoise DELISLE, marié avec Léonarde DEVILLECHABROLLE
  • Léon-Mathurin BOURRAT 1836- (sosa 46), fils d’André BOURAT et Marie GALBRUN, marié avec Marie MATIGOT
    • Né le 6 mai 1836 – Cerisier – Saint Maurice de la Souterraine (23)
  • Jean VOLONDAT 1799- (sosa 80), fils de Léonard et Léonarde PELUCHET, marié avec Jeanne CHEVAILLAUD
    • Né le 16 octobre 1799 – Le chatin – Saint Goussaud (23)
  • Pierre TIXIER (sosa 90), marié avec Jeanne REDON
  • Mathurin GALBRUN 1788- (sosa 186), fils de Pierre et Anne ANCHETRAINE, marié avec Anne LAVALETTE
    • Né le 5 octobre 1788 – Saint Maurice de la Souterraine (23)
  • Jacques ROCHETTE 1791- (sosa 84), fils de Pierre et Françoise LEGER, marié avec Catherine DESMARTIN
    • Né le 19 décembre 1791 – Reix (23)
  • Pierre ROCHETTE (sosa 168), marié avec Françoise LEGER
  • Antoine Dit la Caille CHAVAILLAUD 1706-1756 (sosa 614), fils de Jean et Fiacrée RIDON OU RIDOUX, marié avec Catherine PERIER
    • Né le 27 septembre 1706 – Le bourg – Saint Goussaud(23)
    • Décédé le 3 septembre 1756 – Le fieux – Saint Goussaud (23)
  • Jean Dit Marien PELUCHET (sosa 322), fils de Jean et Anne CHAVAILLAUD, marié avec Léonarde CHUROUX
  • Jean CHAVAILLAUD †1725 (sosa 1228), marié avec Fiacrée RIDON OU RIDOUX
    • Décédé le 8 septembre 1725 – Le bourg – Saint Goussaud (23)
  • Laurent, Toussaint DUMONT 1804-, fils de Joseph et Florentine PEZIER, marié avec Marie, Catherine, Virginie DELABARRE
    • Né le 2 brumaire an XIII (24 octobre 1804) – Lehaucourt(02)
  • Joseph DUMONT 1761-, fils de Jean-François et Marie-Marguerite COCUS, marié avec Florentine PEZIER
  • Pierre-François TROCME ca 1753-, fils de Pierre et Cécile DOLLE
  • Jean Léonard Dit le Jeune BUJAUD 1739-1798 (sosa 328), fils de Léonard Dit L’Aîné et Françoise PASQUET, marié avec Marie COUTURIER
    • Né le 5 août 1739 – Jabreilles les Bordes (87)
    • Décédé le 16 juin 1798 – Jabreilles les Bordes (87)
  • Léonard PASQUET (sosa 1314), marié avec Léonarde RICHARD
  • Léon, Arthur HALARY 1870-1921, fils de Vincent et Alexis Nathalie SOILLE, marié avec Berthe Hildegarde DIDELET
    • Né le 21 janvier 1870 – Reims (51)
    • Décédé le 8 juillet 1921 – Reims  (51)
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Saint-Goussaud – Source Cassini

 

Paul Halary, Chevalier de la légion d’honneur

Paul Halary, Chevalier de la légion d'honneur

Paul Charles Halary est né le 13 décembre 1871 à Reims. Il est le fils de Vincent Halary (dont je vous ai parlé ici) et Alexis Soille (petit portrait ici), et le frère Marie-Anne mon arrière-arrière-grand-mère.

Paul Charles était le quatrième des neufs enfants qu’ont eu Vincent et sa femme Alexis. Il est né et a vécu son enfance dans le centre ville de Reims.

Paul Halary, Chevalier de la légion d'honneur

Je n’avais pas fait spécialement de recherches sur les collatéraux, mais quand j’ai découvert qu’il avait une allée à son nom à Reims, je me suis dit qu’il avait dû faire quelque chose de spécial pour obtenir cela.

Paul Halary, Chevalier de la légion d'honneur

En 1892 il entra comme imprimeur typographe à l’Eclaireur de l’Est (journal qui a existé de 1888 à 1944), après la guerre il devient l’administrateur de l’imprimerie de ce même journal.

Imprimeur Typographe
L’imprimeur en typographie compose un ensemble de caractères, la forme, en vue de son impression sur papier. Celle-ci est ensuite encrée puis placée sous presse

Il se marie le 6 avril 1896 avec Léontine Letellier, il a alors 24 ans. Ils auront deux enfants Augustine et Jean. Je me souviens de l’un de ses petit-fils lui aussi prénommé Paul qui venait voir mes grand-parents quand j’étais petit fille.

Lorsque la première guerre mondiale éclate, il a déjà 42 ans. Mais il répond à l’appel du Capitaine Geoffroy, et entre à la compagnie des sapeurs pompiers de Reims qu’il servira du 24 septembre 1914 jusqu’à sa mobilisation le 14 mars 1915. A ce titre il assura le sauvetage de plusieurs blessés lors des bombardements de la première guerre mondiale, notamment le jour où fut atteint l’hospice Noël-Cagné et où il fallut retirer des décombres d’un batiment effondré une quarantaine de victimes.

Suite à cela il obtient en 1915, la médaille de bronze des belles actions, mais également la médaille d’argent des sapeurs pompiers et la médaille d’or de l’Académie nationale du dévouement.

Je n'ai aucune photo de Paul. Peut être fait-il parti de ce groupe de sapeurs pompiers de Reims pendant la première guerre mondiale (Reims et la Marne : almanach de la guerre 1914-1915 : édition de 1916, publié par Jules Matot.)

Je n’ai aucune photo de Paul. Peut être fait-il parti de ce groupe de sapeurs pompiers de Reims pendant la première guerre mondiale (Reims et la Marne : almanach de la guerre 1914-1915 : édition de 1916, publié par Jules Matot.)

Paul Halary, Chevalier de la légion d'honneur

Il passa plus de 40 ans à l’Eclaireur de l’Est, il obtint en 1936 à la demande de Paul Marchandeau, ancien rédacteur en chef et directeur général du journal, alors maire de Reims, le titre de Chevalier de la légion d’honneur. Vous pouvez consulter son dossier sur la base Léonore

Il décèdera à Reims le 27 décembre 1948.

Création de la légion d’honneur

Entre 1791 et 1793, la Révolution supprima toutes les distinctions. Le Consulat, par arrêté du 4 nivôse an VIII (25 décembre 1799) complété par l’arrêté du 21 thermidor an IX (9 août 1801) institua les armes d’honneur afin de distinguer les soldats ayant accompli une action d’éclat. Ces armes, garnies en argent, portaient une inscription nominative et leur attribution donnait droit à un supplément de paie.

Ce système de récompenses ne s’adressant qu’aux militaires, la France ne possédait plus de système de récompenses complet. Bonaparte, conscient de la nécessité de rétablir ce principe, envisagea début 1802 de créer une institution qui porterait le nom de Légion d’honneur.

Le 29 floréal an X (19 mai 1802), fut promulguée la loi portant création et organisation de la Légion d’honneur, après avoir été adoptée par le Corps législatif par 166 voix sur 276 votants.

La nouvelle Institution se voulait un corps d’élite destiné à réunir le courage des militaires aux talents des civils, formant ainsi la base d’une nouvelle société au service de la Nation. Le 14 floréal an X (4 mai 1802), Bonaparte déclarait en effet au Conseil d’Etat : « Si l’on distinguait les hommes en militaires ou en civils, on établirait deux Ordres tandis qu’il n’y a qu’une Nation. Si l’on ne décernait des honneurs qu’aux militaires, cette préférence serait encore pire car, alors, la Nation ne serait plus rien. »

A sa création, la Légion d’honneur était composée de quatre grades (légionnaire, officier, commandant, grand officier). La dignité de grand aigle ou grande décoration ne fut créée qu’en 1805 (30 janvier). Hors action d’éclat, une durée de services de vingt-cinq ans fut requise tant pour les services militaires en temps de paix, que pour les fonctions civiles. Les titulaires de la Légion d’honneur après réception d’une lettre d’avis, devaient prêter serment. Ils le firent à la République, puis à l’Empire après la proclamation du régime le 29 floréal an XII (19 mai 1804).

Selon le texte de création, l’Institution devait être administrée par un grand conseil, qui nommait le Grand Chancelier. Dans les faits, l’Empereur dirigea lui-même l’Institution qu’il avait imaginée, assisté jusqu’aux Cent-Jours compris, par le comte de Lacépède, naturaliste, nommé Grand Chancelier le 26 thermidor an XI (14 août 1803).

Legion d'honneur ; Croix de guerre ; Médaille des sapeurs pompiers ; Médaille des belles actionsLegion d'honneur ; Croix de guerre ; Médaille des sapeurs pompiers ; Médaille des belles actions
Legion d'honneur ; Croix de guerre ; Médaille des sapeurs pompiers ; Médaille des belles actionsLegion d'honneur ; Croix de guerre ; Médaille des sapeurs pompiers ; Médaille des belles actions

Legion d’honneur ; Croix de guerre ; Médaille des sapeurs pompiers ; Médaille des belles actions

Pour aller plus loin :
  • La vie rémoise de Jean-Yves Sureau
  • Site officiel de la légion d’honneur
  • Reims et la Marne : almanach de la guerre 1914-1915 ; édition de 1916, publié par Jules Matot.
  • Actes d’état-civil (naissance 2 E 534/278 vue 452/534 ; Mariage 2 E 534/450 vue 170/787) ;  et dossier militaire (1 R 1168 à Reims) aux Archives départementales de la Marne

H comme Halary Vincent

Il est né en 1836 à Saint-Goussaud un petit village creusois. Comme de nombreuses communes creusoises, Saint-Goussaud a fourni durant des siècles un nombre important de maçons de la Creuse. Certains se sont définitivement établis dans les régions de Paris, Lyon ou encore Reims comme ouvriers ou comme entrepreneurs, notamment au XIXe siècle. Les maçons de Saint-Goussaud allaient en grande majorité travailler en Île-de-France, dans l’Aisne et dans la Marne. Vincent était un de ces migrants. Je vous parlerais plus en détails de ceux-ci plus tard.

Il fût tout d’abord sabotier dans la  creuse. J’ai découvert cette information dans son livret militaire. Pour la famille il a toujours été maçon.

Il fût ensuite soldat sous le Second Empire. Il a été incorporé à 16 ans, le 14 novembre 1852 comme appelé inscrit sur la liste du contingent de la Creuse sous le n° 269 – Classe de 1856. Il a été incorporé au 25e régiment d’infanterie en ligne entre 1853 et 1863. Le 25e régiment d’infanterie en ligne est un régiment d’infanterie français, héritier du régiment du Poitou. Malheureusement le second Empire est une période où je n’ai pas trouvé d’informations sur ce régiment. Un petit tour à Vincennes s’impose ! Par contre j’ai la chance d’avoir entre les mains le carnet militaire de Vincent. Je sais donc que son régiment a été affecté en Italie pendant plusieurs années. Il y a été lui-même de 1858 à 1861 [cf photo de son livret]. Je n’ai aucune idée de ce qu’il a pu faire là – bas mais c’est une période importante pour le Second Empire. (Cf encadré « Un peu d’histoire »).

Un peu d’histoire

La politique italienne de Napoléon III est marquée par le soutien de la France à l’unification italienne, menacée par les ambitions de l’empire d’Autriche. La nation italienne reste en effet divisée en de nombreuses petites entités territoriales qu’il a désormais — en tant que maître d’une puissance militaire d’importance — le pouvoir d’unifier. Malgré sa volonté propre, il doit d’abord gérer la situation française et s’allier les catholiques, inquiets des menaces sur les intérêts du Pape. Il décide finalement de s’engager pour la cause italienne et contre l’empire d’Autriche en 1859.

La guerre d’Italie : avril à juin 1859

La guerre commence par un ultimatum des Autrichiens lancé au gouvernement de Cavour qui fait le nécessaire pour les provoquer. Le 27 avril 1859 lorsque les troupes autrichiennes pénètrent dans le royaume pour anticiper l’arrivée des troupes françaises. Le 3 mai 1859, Napoléon III déclare son intention de libérer l’Italie « des Alpes à l’Adriatique. » L’essentiel des opérations militaires se déroulent en deux mois sur le territoire de la Lombardie. Les premiers combats victorieux ont lieu à Palestro, Magenta, Solférino et San Martino pour les Piémontais durant les mois de mai-juin 1859. Le 6 juin, Napoléon III déclare la fin des hostilités. En novembre 1859, la paix à Zurich met un terme définitif à la guerre et donc à la participation française dans cette guerre.

Est-ce que mon aïeul a participé à ces évènements importants ? Pourquoi son régiment était-il toujours en Italie 2 ans après la fin de la guerre ?

Le 28 décembre 1862, il a reçu un « Certificat de bonne conduite ». Sachant que dans son livret militaire il n’était libérable que le 31 décembre 1863, il s’agit une libération anticipée. Un certificat de bonne conduite est décerné par le chef de corps, au moment de leur libération, aux gradés et soldats de 1ère classe

Il a migré à Reims entre 1863 et 1865, date à laquelle il se marie dans cette ville avec mon aïeule. Il fût maçon durant toute sa vie à Reims. C’est le métier signalé sur son acte de décès, aucune précision sur celui de mariage. En 1897 il reçu une médaille d’honneur à titre de récompense pour ses longs et dévoués services dans le même établissement. Cette Médaille créée par décret du 16 juillet 1886, en faveur des employés et ouvriers des établissements industriels et commerciaux, ayant travaillé plus de 30 ans dans le même établissement. Je suppose que c’est cette médaille qu’il porte sur la photo. Je ne sais pas à quoi correspond le petit nœud à côté.

H comme Halary Vincent
H comme Halary VincentH comme Halary VincentH comme Halary Vincent