T – Un maçon creusois parti de Toulon

Eugène, Arthur Bourrat est né à Saint-Maurice de la Souterraine dans la Creuse le 24 septembre 1884 de Eugène et Rose Simonet. Comme beaucoup de creusois à l’époque il était maçon.

Comment nous cousinons.

schema_Bourrat

Eugène était un cousin éloigné de mon arrière-arrière-grand-mère Marie-Angèle

Son parcours durant la guerre

3è régiment d’infanterie coloniale

1914

  • Opérations des IIIe et IVe armées
  • bataille des Frontières,
  • 22 août : bataille de Rossignol
  • 24 août : Saint-Vincent
  • 26 au 29 août : combats dans le secteur Luzy-Saint-Martin – Cesse avec le 21e RAC
  • 6-7 septembre : Bataille de la Marne (1914) : Écriennes, Vauclerc

1915

  • 16-23 février : Champagne: fortin de Beauséjour
  • 15 mai : Ville-sur-Tourbe
  • 25 septembre : bataille de Champagne: Main-de-Massiges, Côte 191, Bois de l’Oreille

1916

  • 26 février vers 15h00 : plus de la moitié du régiment (5 compagnies) périt en mer, après le torpillage du Provence 2, à destination de Salonique.


Le Provence II

Le paquebot La Provence fut construit aux Chantiers de Penhoët pour le compte de la Compagnie Générale Transatlantique. Il est lancé le 21 mars 1905. Lors de sa mise en service le 21 avril 1906, il est le plus gros paquebot de la Compagnie.

Provence II  car un cuirassé portait déjà ce nom. Il est aménagé et transformé en croiseur auxiliaire.

À partir de janvier 1915, il est utilisé pour le transport de troupes vers les Dardanelles.

Le 23 février 1916 au soir, le Provence II part de Toulon pour Salonique avec 1 700 hommes du 3e régiment d’infanterie colonial. Le 26 février 1916, il est torpillé au large du cap Matapan, en Méditerranée, par le sous-marin allemand U 35. Le navire sombre en 17 minutes, faisant officiellement 912 victimes, dont le commandant qui avait demandé qu’on débarque 1 100 personnes en raison du manque de brassières de sauvetage. Les rescapés secourus par des navires des marines de guerre française et britanniques sont débarqués à Milo en Sicile et à Malte.

800px-La-Provence-1906

 

Eugène a fait parti des 912 malheureux qui ont disparu en mer, il ne rentra jamais chez lui, il avait 32 ans. Il laissa une veuve et une fille âgée de 19 mois.

Voici comment la tragédie est évoquée dans le JMO du 3è régiment d’infanterie coloniale

JMO_1JMO_2JMO_3

Etrange hasard l’un des gradé était le Lieutenant-Colonel Duhalde, oncle des quatre frères Hennegrave, cette branche est du côté maternel pour moi, or les Bourrat sont du côté paternel.

 

Illustration_planche578

 

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Fiche d’Eugène Bourrat sur Mémoire des Hommes

 

Avec mes remerciements à Michel Salenson pour l’autorisation de publier la photo de son grand-père

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