Les poilus de Warmeriville

En ce mois de novembre, nombreux sont les généalogistes qui commémorent les poilus de leur famille ou ceux de leur commune.noms_monument

J’ai choisi de vous parler de la seconde catégorie. Il y a près d’un an maintenant, en décembre 2013, je me suis décidée à participer à l’indexation collaborative sur le site Mémoire des hommes. J’ai commencé doucement en prenant des noms dans ma généalogie, puis voyant que certains indexaient les morts pour la France de leur commune, je me suis décidée à faire de même.

Me voilà donc partie un dimanche matin ensoleillée pendant la sieste de ma fille pour prendre des photos du monument aux morts.

De l’indexation au blog

Et puis j’ai trouvé que l’indexation ne me suffisait pas, j’ai voulu en savoir plus sur ces poilus qui sont un peu devenus MES poilus. C’est pourquoi j’ai créée un second blog Warmeriville1418 qui leur est dédié. J’espère à terme pouvoir rédiger pour chacun d’entre eux une petite biographie. J’ai déjà deux autres personnes qui ont eu la gentillesse de rédiger des billets pour ce blog sur des poilus qu’ils connaissaient bien. J’espère que d’autres pourront effectuer cette démarche.

warmeriville1418

Pour le moment je n’ai que des poilus morts pour la France sur ce blog, mais j’espère trouver des noms et des informations sur ceux qui sont revenus.

Du blog à l’exposition

Au printemps, j’ai été contactée par la mairie du village qui préparait une exposition sur le village pendant la première guerre mondiale et qui m’a demandé de participer à l’élaboration de celle-ci. J’ai donc accéléré mes recherches sur les poilus en laissant temporairement de côté l’indexation. Cette exposition sera inauguré officiellement ce 11 novembre.

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Après l’exposition

Maintenant que l’exposition ne me prends plus tout mon temps de recherche, je vais pouvoir reprendre l’indexation et avancer dans la rédaction des biographies.J’ai croisé plusieurs poilus non mentionnés sur le monument aux morts, je vais donc faire des recherches plus poussées et si il s’avère que ces malheureux ne sont sur aucun autre monument, je vais demander à  la mairie si elle peut faire le nécessaire.

En parallèle de ce travail, j’ai créé  un arbre généalogique pour retracer les familles des poilus et aussi pour les indexer dans le projet de Geneanet.cim_alld

De plus j’ai également commencé en participer à l’opération Sauvons nos tombes », toujours projet de Geneanet en photographiant les tombes du cimetière allemand du village.

Enfin j’ai découvert que dans le cimetière communal, plusieurs poilus qui ne sont pas du village y ont été enterrés. J’ai donc envie d’effectuer des recherches sur eux.

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Marie-Joséphine Massioux-Pailliette-Juste (1841-1864)

Marie-Joséphine est née en l’an de grâce 1841 à Laon. Elle est alors la fille naturelle de Constance Massioux. Deux semaines après sa naissance, elle est reconnue par son père François Pailliette. Ses parents a priori ne se marieront jamais. Son père vivant à Soissons, il consentira à son mariage via un notaire en 1860. Elle sera couturière comme sa mère et aura quatre enfants, Henri, Alexandre, Emilie et Marie-Louise de son mari Aimé Juste, un peintre comme son père. Elle est décédée à l’âge de 23 ans à Saint-Quentin des suites d’un accouchement, précédant sa petite Marie-Louise de deux jours.

Source : BIU santé Descartes
Source : BIU santé Descartes

François, Louis, Augustin Garnier

François, Louis, Augustin Garnier était le frère de mon aïeul. Je suis tombée sur lui par hasard dans un registre en cherchant le décès de son frère Jean-Baptiste (que je n’ai toujours pas trouvé d’ailleurs !).

Il est né à Lamarche dans les Vosges en 1802 et est décédé à l’Ilet-la-Mère en Guyane en 1859. Sur le coup je n’ai pas compris comment un journalier vosgiens avait pu mourir en Guyane, et j’ai découvert qu’il était mort au bagne.

Deux réactions :

  • Mon dieu un bagnard (la famille)!
  • Chouette un bagnard une nouvelle recherche passionnante m’attend (moi la généalogiste).
Pénitencier de l’Ilet la mère
Source de l'image : Bagne de Guyane

La naissance de l’univers de Céline

J’ai découvert que de les blogs de généalogie existaient lors de mon inscription sur twitter en décembre 2012. Pendant plusieurs mois j’ai lu régulièrement tout ce que je voyais passer. Puis plusieurs fois j’ai vu passer le hashtag #challengeAZ. Ne connaissant pas,  j’ai demandé ce que c’était et là notre GO Sophie s’est empressée de me répondre.
Très intéressée par ce challenge, et je l’avoue m’ennuyant un peu pendant mon congés mat, je me suis précipitée pour créer mon blog et pouvoir participer. Depuis le challenge est terminé mais j’ai chopé le virus et je crois que c’est incurable.
Je disais que je me suis précipitée et c’est un peu vrai pour créer mon blog je ne me suis pas renseignée auparavant sur les différents hébergeurs, ce que j’aurais dû faire cela m’aurait évité de devoir déménager 18 mois plus tard mécontente de mon premier choix. Quoique le billet que j’ai rédigé sur ce déménagement est l’un des plus lu de mon blog (3è sur 185 !).
De plus avant d’avoir ce blog j’étais ce qu l’on peu appeler une collectionneuse d’ancêtres. J’avais des noms, des dates, des actes et parfois des photos. Mais j’ai appris grâce à la lecture de certains billets que la généalogie c’était plus que cela. Cela m’a donné envie de découvrir ce qu’étais la vie de mes ancêtres, leurs métiers qui pour certain ont disparus. J’ ai découvert quelques destins particuliers comme mon soldat de Napoléon, un autre de Napoléon III et le plus intrigant pour le moment un bagnard! Mais j’ai aussi de nombreux invisibles comme dirait Elise que j’ai envie de connaitre et de vous présenter.
Je ne pense pas que j’aurais fait toutes ces découvertes si je n’avais pas ce blog.
Mais ma plus grande découverte c’est la communauté des géneabloggeurs. Très sympathiques, toujours prêts à s’entraider, à se conseiller que ce soit virtuellement ou dans la vrai vie.
Ce blog est peut-être, si je n’ai pas trop d’ambition et le temps (d’ici ma retraite) un premier pas dans l’écriture de l’histoire de ma famille….mais ça c’est une autre histoire.
Pour tout cela je tiens ENORMEMENTà remercier Sophie qui m’a donné le courage de me lancer.

7 mai 1945 : la reddition allemande a lieu à Reims

Ce mois-ci Sophie nous propose pour le généathème : la seconde guerre mondiale. J’ai décidé de ne pas parler généalogie cette fois, mais histoire avec un grand H

Une du journal l’Union du 8 mai 1945

Pour tout le monde la date de la capitulation allemande en 1945 est le 8 mai. Or comme le montre cette une du journal L’Union, c’est le 7 mai que la vraie capitulation sans condition de la totalité des armées allemandes a été signée à Reims dans la War Room du QG des Forces Expéditionnaires alliées en Europe. A l’époque c’est un collège, c’est depuis devenu le Lycée Roosevelt, et la salle est devenu le Musée de la reddition

Qui a signé à Reims ?

Pour l’Allemagne (de dos)

1) L’amiral FRIEDEBURG, commandant en chef de la Kriegsmarine

2) Le général JODL, chef d’État-major de la Wehrmacht, adjoint du maréchal Keitel, commandant en chef de l’Armée allemande

3) Le commandant OXENIUS, aide de camp du général Jodl

Pour les alliés (de face)

1) Le général MORGAN, adjoint du chef d’État-major du Corps expéditionnaire allié en Europe ( officier britannique )

2) Le général SEVEZ, adjoint du chef d’État-major de la Défense nationale, le général Juin ( unique officier français présent à Reims )

3) L’amiral BURROUGH, commandant en chef des Forces navales alliées ( officier britannique )

4) Le général BEDELL-SMITH, chef d’État-major, représentant le général Eisenhower, commandant en chef du Corps expéditionnaire allié en Europe ( officier américain )

5) Le commandant BUTCHER, aide de camp du général Eisenhower ( officier de la Marine américaine ), debout un peu en retrait derrière le général Sevez et l’amiral Burrough.

6) Le lieutenant CHERNIAEV, interprète du général Sousloparov ( officier soviétique ), assis en retrait derrière la chaise vide.

7) Le général SOUSLOPAROV, chef de la Mission militaire soviétique en France, représentant du gouvernement et du haut commandement soviétiques

8) Le général SPAATZ, chef des Forces aériennes américaines stratégiques et tactiques ( USSTAF )

9) Le général ROBB, chef d’État-major de l’Armée de l’Air alliée ( officier britannique )

10) Le colonel ZENKOVITCH, aide de camp du général Sousloparov ( officier soviétique )

Le 8 mai date officielle

Le 8 mai correspond à la date où la capitulation allemande a été officiellement annoncée par les chefs de gouvernement, en France par le général de Gaulle à 15 heures par un discours radiodiffusé.
C’est aussi la date où est intervenue simultanément la cessation effective des hostilités sur les deux fronts de l’Ouest et de l’Est, à 23 heures 01 ( heure d’Europe centrale ).

Qui a signé à Berlin?

Staline était furieux de la signature à Reims, il voulait absolument que ce soit à Berlin. L’exigence de Staline, fut honorée et une nouvelle signature eut lieu le 8 mai, dans la nuit du 8 au 9 mai à 0 h 16 heure russe (23 h 16 heure de l’Ouest), dans une villa de Karlshorst dans la banlieue Est de Berlin. Les représentants de l’URSS, de la Grande-Bretagne, de la France et des États-Unis arrivent peu avant minuit. Après que le maréchal Georgi Joukov eut ouvert la cérémonie, les représentants du Haut commandement allemand, emmenés par le maréchal Wilhelm Keitel, sont invités à signer l’acte de capitulation entrant en vigueur à 23 h 01, heure locale (heure d’Europe centrale), soit le 9 mai à 1 h 01, heure de Moscou. C’est l’amiral Hans-Georg von Friedeburg et le maréchal Keitel qui signèrent l’acte de capitulation.

Voilà j’espère que d’autres personnes que les rémois s’en souviendront, n’hésitez pas à « rétablir la vérité historique ». Ok je vais peut-être un peu loin mais quand même, je trouvais normal d’en parler.

Sources :